centre pour les études en france (9)

Une réunion exceptionnelle du conseil d'orientation sur la labellisation s'est déroulée au CIEP mercredi 21 mars.

L'ordre du jour comprenait :

- la question des visas pour les stages linguistiques en France

- Xavier North, président du conseil et Délégué général à la Langue Française, a réitéré l'engagement officiel pris par les ministères de considérer désormais toute inscription dans un centre de FLE pour une période supérieure à 3 mois comme projet d'études à part entière pour l'obtention d'un visa ; cette décision, prise en comité interministériel sur l"immigration le 13 février dernier, fait suite à la mobilisation des professionnels et des parlementaires.

Nous ne pouvons que nous féliciter de cette prise de position tout en appelant à la plus grande vigilance quant à sa mise en pratique sur le terrain. Nous ne manquerons pas de porter à la connaissance de nos interlocuteurs ministériels tout cas de refus de visa dont nous serions informés par les directeurs de centres et qui semblerait en contradiction avec ces directives.

Source FLE.fr

Le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, M. Gilles de Robien, et le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, M. François Goulard, tiendront une conférence de presse conjointe, le mercredi 7 mars 2007 à 12 heures, à La Sorbonne (Amphithéâtre Liard, 47 rue des Ecoles, 75005 Paris).


Ils présenteront à cette occasion les mesures prises par le gouvernement pour l'accueil des étudiants et des chercheurs étrangers en France et la promotion de l'enseignement supérieur français à l'étranger, en particulier le lancement de Campus France.

nov.
20

CEF : des actions et des résultats...

Communiqué du Groupement des centres Fle.fr et de l'Office national de garantie des stages et séjours linguistiques, après la réunion du 10 novembre à Cannes. La réunion du 10 novembre a été l'occasion de faire le point sur les actions en cours concernant la question des CEF et les problèmes de délivrance de visas pour l'apprentissage du français en France. Les initiatives qui se sont multipliées ces derniers semaines pour sensibiliser notamment les élus au préjudice porté à la promotion du français par des procédures qui excluent du champ d'attribution des visas l'apprentissage du français en France, commencent à porter leurs fruits (voir ci-après la liste des parlementaires qui ont exprimé leur soutien à cette démarche). Les informations recueillis ces derniers jours auprès de nos interlocuteurs ministériels semblent indiquer en effet que des directives visant à “corriger le tir” seraient en cours de transmission aux postes. En attendant que ces informations soient confirmées et, pour être réellement efficaces, fassent l'objet d'une communication officielle, nous nous félicitons de la mobilisation de nombreux professionnels qui démontre, si cela était encore nécessaire, l'efficacité d'une démarche concertée et d'une action collective. Rencontre nationale des centres de FLE - Le compte rendu sera mis en ligne lundi 20 sur les site du Groupement Fle.fr (http://www.fle.fr/pro) et de L'Office (http://www.loffice.org/f/actualite/). ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Parlementaires ayant fait connaître leur intention d'intervenir, auprès des ministres concernés, sur la question des CEF et de la promotion du français. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bernard Brochand - Député des Alpes-Maritimes - Maire de Cannes Gérard Charasse - Député de l'Allier Anne-Marie Comparini - Députée du Rhône Thierry Cornillet, - Député européen - Conseiller régional - Président de l'Association internationale des régions francophones Charles de Courson - Député de la Marne Claude Gaillard - Député de Meurthe-et-Moselle - Questeur de l'Assemblée nationale Jean-Claude Guibal - Député des Alpes-Maritimes Yves Jego - Député de Seine-et-Marne - Secrétaire national de l'UMP Jean-Jack Queyranne - Président de la région Rhône-Alpes - Député du Rhône Ségolène Royal - Députée - Présidente de la Région Poitou-Charentes André Santini - Ancien ministre - Maire d'Issy les Moulineaux - Député des Hauts de Seine
Le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère des Affaires Etrangères ont annoncé en juin dernier la généralisation des Centres pour les Etudes en France (CEF) dès la rentrée universitaire 2006. Ils sont présentés comme étant des plates-formes de services mises en place auprès des Ambassades pour être les interlocuteurs des étudiants étrangers et faciliter leurs démarches administratives, notamment la procédure d’inscription. La convention qui a été signée par la conférence des présidents des universités, le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère des Affaires Etrangères, indique que les CEF apprécieront la cohérence des projets de formation présentés par les étudiants étrangers et mettent un ensemble d’informations à la disposition des établissements d’enseignement supérieur. Cette convention propose aux universités d’adhérer au CEF pour mieux les aider à avoir des informations sur les profils des candidats Point de passage obligatoire avant les services des visas, les CEF sont en réalité des agences de surveillance et de sélection des étudiants. En effet, ces centres ont pour fonction de transmettre aux universités (qui adhèrent au dispositif) le dossier (version non papier) des étudiants désireux de s’inscrire dans ces établissements et de transmettre aux autorités consulaires la réponse des établissements concernés. Or chaque dossier comporte un avis individuel émis par les CEF sur la base d’un nouveau système multicritères : le projet d’études de haut niveau, le parcours académique et personnel, les compétences linguistiques, les relations bilatérales ainsi que les intérêts de la France et du pays de l’étudiant étranger, qui s’ajoutent aux critères actuels (ressources, inscription dans un établissement d’enseignement, absence de menace à l’ordre public). Incontestablement l’avis des CEF sera déterminant pour l’obtention d’un visa pour études. Placés devant le fait accompli, les établissements de l’enseignement supérieur se sont vus proposer d’adhérer à ce dispositif, étant entendu que les universités qui n’y adhèreraient pas courent le risque de voir leurs étudiants déboutés régulièrement de leur demande de visa par les autorités consulaires. Présentés par le Ministre de l’Intérieur comme l’instrument de sa politique « d’immigration choisie », les CEF vont permettre d’instaurer des quotas de fait, en fonction du pays d’origine des étudiants désireux d’étudier en France. La généralisation de ces centres soumet la politique internationale d’enseignement supérieure et de recherche française au seul prisme de la régulation des flux migratoires, au dépend de la nécessaire ouverture de notre système à l’international, et prive les universités de leurs prérogatives en matière d’évaluation des acquis pédagogiques et professionnels. Ce recrutement « choisi » nous paraît contraire à notre tradition d'accueil et viole délibérément l'autonomie des universités, dont les équipes pédagogiques ne viennent qu’en fin de parcours de la procédure émettre leur avis. Ni les consulats, ni même les établissements des pays originaires n'ont compétence à recruter les étrangers désireux de poursuivre des études en France. Nous, enseignants, personnel IATOSS, étudiants, militants associatifs et syndicaux de l'Université française, nous avons toujours pensé que le savoir était fait pour être partagé sans distinction de nationalité. Il est scandaleux de limiter l’accès à certaines catégories d’étudiants. Nous appelons l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur mais aussi tous ceux, individus, syndicats, associations, partis, qui rejettent l’injustice, à se mobiliser activement pour la suppression des CEF et à s’opposer à toute la politique de sélection des étudiants étrangers.
Réunion animée par Gérard Ribot IMEF / Fle.fr Objectifs : Echange sur la mise en place des CEF, la labellisation Quels sont les enjeux liés à ces questions ? Présentation des actions prévues 1/ les CEF La mise en place des CEF est très rapide. De nombreux problèmes sont associés à cette mise en place. Par exemple, les 3 plus grandes agences coréenne signalent que depuis la mise en place des CEF, 50% des demandes de visas pour des séjours de plus de trois mois ont été refusées. Dans un premier temps, les entretiens destinés à présenter son projet d’études pour l’obtention d’un visa ne pouvaient se faire en coréen (depuis, les ambassades sont revenues sur cette modalité, peut-être suite aux actions menées pour dénoncer les modalités d’application de la sélection opérée par les CEF). Autre problème, les entretiens coûtent trois fois plus cher que prévu. De plus, après un parcours assez compliqué, les « heureux élus » ne reçoivent leur visa que la veille de leur départ. Dans d’autre pays, les CEF se mettent en place. Au Brésil et au Mexique, cette situation affolent les attachés linguistiques et Edufrance. En effet, la plupart des latino-américains partent apprendre une langue et ne souhaite pas forcément poursuivre un cursus. Cette situation fait qu’ils se tournent de plus en plus vers d’autres pays (Canada par exemple) qui continuent à les accueillir. A ceci s’ajoute une pratique de plus en plus courante, pour les CEF les débutants sont censés apprendre le français dans leur pays et se voient donc de plus en plus refuser l’entrée en France. Selon Gérard Ribot, le projet CEF n’est pas à remettre en question mais ce sont bien les modalités qui doivent être revues : l’inscription en centre de Fle devrait être considérée comme un projet d’études comme les autres, ouvrant droit à l’obtention d’un visa. Malheureusement, les pouvoirs publics semblent ne pas avoir pris en compte l’enseignement du Fle dans leur projet et ceci malgré les nombreuses interventions des différents groupements professionnels. Il y a également un manque total de cohérence entre les administrations, visible par exemple lors des réunions d’info au Ciep sur la labellisation (pendant lesquelles les représentants du MAE, du MEN sont présents mais ne donnent pas les mêmes informations). Cas des intérêts des centres universitaires : certains sont contents d’accueillir uniquement des étudiants en formation universitaire (médecine, sciences, lettres, etc.) car ils n’ont plus à gérer la disparité des situations administratives des étudiants. Cependant, d’autres centres universitaires accueillant des étudiants hors cursus subissent les décisions des Présidences alors que la mise en place des CEF leur est très préjudiciable (la baisse des inscrits n’ira qu’en s’empirant selon les informations récoltées dans les pays où les CEF sont implantés). Les organismes présents ont plusieurs fois mentionné leur désir de connaître l'opinion de l'Adcuefe sur cette question. En conclusion, la mise en place des CEF est un fait et ce type de structures sera étendu à travers le monde. (Source : Journée du réseau culturel français) Il est donc urgent d’agir pour que l’existence des centres Fle soit prise en compte. Que faire pour infléchir cette situation ? Création d’un visa spécial « langue française » ? Envoyer le courrier type (modèle fourni par le groupement fle.fr) à tous les responsables politiques, médias, etc. Nécessité de se regrouper en syndicat professionnel ou en association (rappel de l’existence du Collectif Fle Fls, de son rôle et des actions qu’il mène. Appel à le rejoindre) Une concertation entre les centres Fle - 26 universitaires + une centaine de privés (associations, établissements consulaires, etc.) Source : répertoire du MAE - serait certainement à envisager. 2/ Labellisation Attention : le processus de labellisation est en cours !!! Le Ciep auditionnera un nombre limité de centres : 60 centres en 2007, 40 en 2008 Ceux dont l’audition n’est pas prévue doivent faire un courrier pour signaler qu’ils souhaitent apparaître dans le répertoire MAE. Les groupements, quant à eux, ne seront pas inscrits sur le répertoire et ne sont déjà plus mentionnés sur le site du Ciep. La labellisation est perçue majoritairement comme la main mise de l’administration sur le Fle sans qu’aucune garantie d’indépendance du processus de contrôle ni de contrepartie en termes de lisibilité à l’international ou de support financier ne soient données. Le processus apparaît comme peu sérieux alors que la majorité des centres est d’accord pour qu’une certification qualité soit mise en œuvre. De plus, la relation entre CEF et labellisation semble être de mise pour l’Etat, c’est-à-dire qu’il semble que l’obtention d’un visa soit conditionnée à la candidature à la labellisation. Ceci apparaît à la majorité des présents comme un chantage inacceptable de la part de l’Etat (d’autant plus que ce serait semble-t-il contraire à la législation). La labellisation est perçue comme une menace envers les centres et non pas comme un réel processus de qualification (on exclut les non labellisés sans vraiment promouvoir les labellisés). Tous les présents regrettent que les certificateurs exercent sur les centres une pression qui n’a pas lieu d’être. Alternative à la labellisation : dimension européenne d’une certification ? (chantier en cours chez Fle.fr) Une norme existe déjà : norme européenne des stages et séjours linguistiques (norme EN 14804 :2005). Les centres présents souhaitent s’engager dans cette démarche. En ce qui concerne la labellisation, pour l’instant, les candidats auraient envoyé un chèque de 500 € au Ciep mais ce chèque aurait été retourné faute de ligne budgétaire existante pour encaisser ce montant (ce qui laisserait à penser que l'organisation n'est pas au point). Les organismes présents à la réunion appellent à ne pas renvoyer le dossier de candidature à la labellisation car faute de « clients », cette dernière ne pourra être mise en œuvre. En effet, pour fonctionner, le processus de labellisation a besoin de fonds très important (dont l’immense majorité viendrait des souscriptions des centres) ce qui implique que si une majorité de centres ne s’engage pas dans le processus, celui-ci ne pourra pas exister.
Le CA a voté à l'unanimité le texte suivant : « Le Conseil d'administration de l'Université Paris 8 a pris connaissance du projet créant les Centres d'Etudes en France et en a étudié les implications. Il exprime ses craintes que, sous sa forme actuelle, le système des CEF n'implique un transfert important, vers les autorités consulaires, des compétences propres aux universités et souhaite que la sélection scientifique des dossiers des étudiants demeure la prérogative des universitaires. Il s'inquiète par ailleurs du risque que l'exclusivité accordée aux CEF pour les procédures d'inscription des étudiants étrangers ne conduisent ces centres à se soumettre à des logiques gouvernementales différentes de la logique universitaire. Il refuse donc l'adhésion aux CEF et souhaite que d'autres universités s'associent à Paris 8 pour obtenir des modifications sensibles de ce projet, afin de mieux garantir le respect de leurs compétences tout en améliorant et simplifiant les procédures d'inscription des étudiants étrangers». (22 juillet 2006)
oct.
22

CEF les universitaires réagissent

Gérard Binder, Président d’EduFrance : “L’étudiant étranger ne doit pas trouver en face de lui le nouveau réseau des CEF qui viendrait s’ajouter, voire entrer en concurrence, avec le réseau déjà bien connu et référencé sur internet qu’est celui d’EduFrance. La coordination totale, notamment celle des dispositifs de candidature en ligne, suivie d’une fusion est vitale pour notre attractivité, comme l’est l’exclusivité des établissements dans la sélection académique des étudiants... Une attention particulière doit être portée à ne pas confondre politique d’immigration et politique d’attractivité des étudiants. Un regroupement des acteurs oeuvrant pour la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger est nécessaire, mais il doit être conçu et pensé pour les étudiants étrangers et pour les établissements, pas pour les ministères” (La Lettre d’EduFrance sept.oct 2006)
Moins tordu que Clearstream, moins spectaculaire que le Clémenceau, l’événement ne fait pas la une des journaux. Il le pourrait pourtant, révélateur d’une incurie supplémentaire de nos gouvernants, qui à moyen terme ruinera un secteur d’activité dont on parle peu, mais dont l’impact culturel et économique est loin d’être négligeable : l’enseignement de la langue française aux étudiants étrangers. L’initiative vise à regrouper auprès des organismes consulaires, dans une sorte de guichet unique, le C.E.F (centre pour les études en France), les services de délivrance de visas aux étrangers souhaitant venir apprendre le français en France. On pourrait a priori se féliciter de cette volonté de rationalisation si elle n’était pas l’exemple même de la fausse vraie bonne idée. Seuls les étudiants étrangers faisant état d’une pré-inscription à un cursus universitaire postérieur au sein de l’Université Française, pourront obtenir des visas de plus de trois mois. En clair: le ministère des Affaires Etrangères ne considère plus que l’apprentissage du français représente un projet d’études à part entière. Conséquence : les stages linguistiques ne peuvent plus justifier une demande de visa. Les personnes qui voudraient apprendre notre langue pour des durées de plus de trois mois sans avoir la volonté d’intégrer une Université française, c’est-à-dire continuer leurs études supérieures aux frais du contribuable français, devront rester chez eux, ou se contenter d’un stage plus court en France, avec un visa touristique (surtout ne pas dire qu’on vient étudier !). Or elles sont nombreuses ces personnes-là : étudiants venant passer un semestre chez nous et continuer des études spécialisées dans leurs Universités respectives; professionnels voulant trouver un travail dans leur pays au sein d’entreprises ouvertes sur l’international ; candidats à des examens ou des concours exigeant la maîtrise du français ; jeunes voulant mettre à profit une période de transition (attente d’une place à l’Université de leur pays) ou tout simplement amoureux de notre langue et de notre culture, et qui viennent en France pour le plaisir.Une estimation récente du ministère des Affaires Etrangères évaluait à une bonne centaine de milliers par an les étrangers qui se répartissent ainsi dans les 300 établissements d’enseignement du français langue étrangère (FLE) répartis sur l’ensemble du territoire. Ils veulent apprendre notre langue, mais ils ne sont plus les bienvenus ! Et surtout qu’on ne nous dise pas que cette mesure est dans la logique des textes législatifs visant à endiguer les flux migratoires, puisque justement ces personnes n’ont pas vocation à rester chez nous. Elles rentreront toutes chez elles une fois leurs stages terminés. Le C.P.E. avait jeté les Français dans la rue. Les C.E.F. mériteraient le même sort. Là aussi la mesure est unilatérale. En plus, le système se met en place en douce. C’est un C.P.E. rampant. Les consignes envoyées aux organismes consulaires ne sont pas disponibles officiellement. Mais le résultat est déjà là : en décembre prochain 27 C.E.F. seront installés un peu partout dans le monde. Des refus de visas ont déjà été signalés en Colombie, en Chine, en Corée, en Afrique du Sud. Bientôt ce sera le tour de l’Amérique du Nord, ce qui entraînera la fermeture des écoles de FLE. sur le territoire français et enverra au chômage au moins 10 000 personnes. Sans compter les retombées indirectes dans les secteurs de l’hôtellerie, du transport, etc. Les personnes qui s’offrent un stage en France ne font pas vivre uniquement des écoles, elles dépensent beaucoup à côté. Et puis, pour peu qu’elles aient échappé aux vicissitudes des grèves, elles sont nos meilleurs ambassadeurs auprès de leurs familles et de leurs amis. Avec la mise en place des C.E.F., la France renonce à ce que le français soit un facteur d’attractivité. Allons-nous l’accepter ?
oct.
18

CEF : les syndicats prennent position

Dans une motion votée à l’unanimité le 8 juin 2006 la Commission Administrative du SNESUP “dénonce les conditions dans lesquelles est actuellement mis en place le dispositif des CEF, ses conséquences sur les procédures de délivrance de visas mises en œuvre depuis plusieurs mois par les services consulaires français qui imposent des conditions de plus en plus restrictives, voire dissuasives aux étudiants étrangers désireux de venir en France apprendre le français sans avoir nécessairement un projet d’études supérieures. Le SNESUP exige que tous les centres de FLE soient intégrés au dispositif d’accueil des étudiants étrangers et que le français puisse rester un élément d’attractivité de la France et un facteur de choix pour obtenir une formation sur le territoire national.” De son côté, l’UNEF réagit la création de Campus France “ce dispositif consacre la généralisation des CEF qui obéissent à une vision étroite de l’enseignement supérieur” ;pour le syndicat étudiant, “les CEF, véritables agences gouvernementales de recrutement au service des besoins économiques de la France, sélectionnent en effet les étudiants, en fonction de leur revenu, de leur origine géographique et de leur diplôme. Cette procédure consiste à transférer la responsabilité du choix des étudiants extracommunautaires susceptibles d’être accueillis dans nos formations aux consulats, en concertation avec les autorités locales. Elle remet ainsi en cause le rôle scientifique et pédagogique des établissements d’enseignements supérieur dans l’appréciation des formations des étudiants qu’ils accueillent.”
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