Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Cette découverte de l'unité "Substances naturelles/ Chimie moléculaire" (CNRS, Université Strasbourg I), remet en cause la thèse selon laquelle les microorganismes initient la transformation des résidus organiques lipidiques en composés sédimentaires stables.

Protéines, acides nucléiques et sucres sont rarement préservés longtemps après la mort des organismes. Ce sont surtout des hydrocarbures qu'on trouve dans des roches âgées de plusieurs centaines de millions d'années, parfois sous la forme concentrée de pétrole, gaz ou charbon. Ces composés proviennent de la transformation de lipides biologiques, qui contiennent souvent dans leur squelette carboné des doubles liaisons, en composés saturés plus résistants à la dégradation. Jusqu'à présent, les conditions dans lesquelles ces transformations ont lieu n'étaient que superficiellement connues. Deux hypothèses étaient cependant couramment avancées : d'une part la préservation serait favorisée en absence d'oxygène, d'autre part les responsables de ces transformations seraient des microorganismes.

L'équipe de chimistes de l'unité "Substances naturelles/ Chimie moléculaire" du CNRS et de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, dirigée par Pierre Albrecht, vient de remettre en cause cette seconde hypothèse.

Suite -->

Certains dinosaures vivant au Crétacé, de -145,5 à -65,5 millions d'années, auraient été « à sang chaud » plutôt qu' « à sang froid », comme il est généralement admis. Pour le montrer, des chercheurs du laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère (1) et du laboratoire de Paléomagnétisme (2) ont utilisé un « thermomètre » naturel : la composition isotopique de l'oxygène (3) contenu dans les restes de dinosaures appartenant à quatre grands groupes.

Les dinosaures, qui dominaient l'essentiel des écosystèmes terrestres entre -230 et -65 millions d'années (Mésozoïque), sont traditionnellement vus comme des reptiles de taille démesurée et « à sang froid » ou ectothermes, c'est-à-dire dont la chaleur corporelle provient du milieu extérieur. Ils auraient ainsi largement bénéficié des climats supposés chauds et homogènes qui régnaient alors sur une bonne partie des continents. Mais la question du métabolisme de ces « terribles reptiles » (4) divise encore les scientifiques. Par exemple, les restes de certains dinosaures ont été découverts près des pôles de l'époque (Australie, Antarctique, Alaska et Sibérie), dans des gisements dépourvus de restes d'animaux « à sang froid » comme les crocodiles, les tortues, les lézards et les serpents. D'autres pistes suggèrent également que certains dinosaures auraient été, comme les mammifères et les oiseaux actuels, « à sang chaud » ou endothermes, c'est-à-dire dont la chaleur corporelle est produite par le métabolisme.

Pour déterminer si certains dinosaures étaient « à sang chaud », des chercheurs du laboratoire Paléoenvironnements et Paléobiosphère et du Laboratoire de Paléomagnétisme ont utilisé un « thermomètre » naturel : la composition isotopique de l'oxygène, mesurée dans des restes de dinosaures.

Suite -->

Des chercheurs de l'Institut Pasteur associés au CNRS viennent de décrypter, en collaboration avec le Karolinska Institute (Stockholm), les bases moléculaires de l'activation de notre système de récompense, un système qui joue un rôle central dans les phénomènes de dépendance aux drogues.

Les neurones dopaminergiques de l'aire tegmentale ventrale (ATV) sont fondamentaux dans l'activation de notre système de récompense, qui gère naturellement nos désirs, nos plaisirs et nos émotions mais qui joue aussi un rôle central dans la mise en place des phénomènes de dépendance aux drogues.

L'équipe de Philippe Faure, dans l'unité Récepteurs et Cognition dirigée par Jean-Pierre Changeux, associée au CNRS, en collaboration avec le Département de Physiologie et de Pharmacologie du Karolinska Institute à Stockholm, vient de décrypter le rôle des récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine dans le contrôle de ce système.

Il existe une dizaine de types de récepteurs nicotiniques, dont le type ß2 et a7 Ils sont tous activés à la fois par un neurotransmetteur endogène, l'acétylcholine, et par la nicotine.

Suite -->

Des équipes de l'Institut Pasteur, associées au CNRS, viennent de mettre en évidence un aspect essentiel de la biologie cellulaire et de la régulation génique. Les résultats de ces travaux publiés dans la revue Nature ont été obtenus grâce à l'utilisation combinée de technologies de pointe en microscopie et analyse d'images.

Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS associés à des équipes de l'Université d'Heidelberg (Allemagne) et l'Université Paris VI ont fait une avancée marquante dans la mise en évidence de régulations liées à l'organisation spatiale et au positionnement des gènes à proximité de l'enveloppe nucléaire.

Utilisant comme modèle d'étude la levure S. cerevisae, ils ont pu démontrer que, lors de son activation, la mobilité de ce gène est réduite et contrainte à la périphérie du noyau, là où ont lieu les régulations métaboliques permettant l'expression du gène et le transport de son message génétique (1). Ils ont pour cela utilisé des technologies de pointe associant la microscopie dynamique à très haute résolution et des programmes d'analyse d'images sophistiqués.
De plus, les chercheurs ont identifié les facteurs impliqués dans la modification du positionnement des gènes activés, facteurs qui étaient pour la plupart déjà connus pour leur rôle dans l'activation de gènes. Il apparaît donc clairement que la régulation des gènes est intimement liée à leur positionnement dans l'espace nucléaire, conférant ainsi un rôle régulateur à l'organisation spatiale du noyau.

Suite -->

Une équipe internationale(1) conduite par un chercheur du CNRS a pu observer pour la première fois le réseau complexe des lignes de champ magnétique de cette étoile.

Notre Soleil, malgré ses taches, ses éruptions et son vent, est une étoile plutôt calme. En comparaison, les étoiles beaucoup plus massives vivent intensément et meurent très jeunes. Elles sont si brillantes qu'elles parviennent à expulser les couches superficielles de leur atmosphère, sous la seule pression de la lumière qu'elles émettent, à une vitesse approchant un pour cent de la vitesse de la lumière. C'est ce qu'on appelle un vent stellaire. La matière ainsi expulsée peut non seulement interagir avec d'autres étoiles proches, mais aussi alimenter le milieu interstellaire en matière et en énergie, ou encore provoquer l'effondrement de nuages avoisinants et induire ainsi de nouvelles poussées de formation stellaire. Quoique moins nombreuses que leurs homologues de taille inférieure comme le Soleil, les étoiles massives sont donc des acteurs de premier plan dans la vie d'une galaxie

Suite -->

Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent de dévoiler un mécanisme par lequel le virus du sida (VIH) altère la réponse immunitaire.

Les lymphocytes T, cellules-clés du système immunitaire, doivent entrer en contact avec des "cellules présentatrices d'antigènes" pour déclencher des réponses immunitaires. Ce point de contact est appelé "synapse immunologique" (voir photo page suivante).

Des équipes de l'Institut Pasteur, menées par Andrés Alcover, chef de l'Unité de Biologie cellulaire des lymphocytes, et par Olivier Schwartz, responsable du Groupe virus et immunité associé au CNRS (URA 1930), viennent de démontrer que cette synapse immunologique est une cible pour le VIH.

Leur travail montre en effet que le VIH, dans le lymphocyte T, bloque le transport intracellulaire de molécules importantes pour la création de la synapse.

Suite -->

Pierre Philip et son équipe du laboratoire de physiologie et physiopathologie de la signalisation cellulaire (CNRS, Universités Bordeaux 1 et 2) ont testé pour la première fois en conduite réelle l'effet d'une sieste prise sur une aire de repos et l'effet d'un café fortement dosé sur les performances de sujets jeunes lors d'une conduite autoroutière nocturne

Certaines personnes présentent une somnolence quotidienne qui devrait les conduire à consulter un médecin. Pour les autres conducteurs, la somnolence au volant survient le plus souvent après une conduite nocturne suivant une longue journée de travail, un manque de sommeil lié à un travail nocturne ou un départ au petit matin pour éviter les bouchons ou pour arriver tôt au travail.

Pour l'étude publiée par l'équipe de Pierre Philip, 12 jeunes volontaires (18-25 ans) ont effectué 4 épisodes de conduite : entre 17h et 18h30 pour servir de référence, entre 2h et 3h30 après avoir bu du café décaféiné, entre 2h et 3h30 après avoir bu un bol de café instantané et entre 2h et 3h30 après avoir fait une sieste de 30 minutes dans la voiture garée sur une aire de repos. Sachant que 70% des accidents liés à la somnolence surviennent lors de la déviation latérale en ligne droite, la trajectoire du véhicule a été enregistrée et les franchissements intempestifs des lignes blanches analysés en laboratoire.

Suite -->

Un groupe de chercheurs dirigé par Catherine Hänni du laboratoire Paléogénétique et évolution moléculaire (CNRS, École Normale Supérieure de Lyon) a déchiffré la plus vieille séquence néandertalienne jamais analysée.

La découverte des premiers fossiles Néandertaliens date de 1856. Pourtant, aujourd'hui encore, les relations qu'ont pu entretenir les hommes de Néandertal avec les hommes modernes durant leur cohabitation en Europe sont au cœur des débats les plus animés : y a t-il eu métissage ou l'homme de Néandertal s'est-il éteint sans descendance ?

Depuis 1997, les méthodes d'analyse de l'ADN fossile ont permis de déchiffrer une petite partie de l'information génétique de 9 spécimens de Néandertaliens. Les séquences obtenues pour l'ADN mitochondrial ne semblent trouver aucun équivalent parmi nos contemporains, qu'ils soient européens, africains, amérindiens ou asiatiques. Ainsi, il n'y a guère de trace d'un supposé métissage.

La séquence déchiffrée par l'équipe de Catherine Hänni a été obtenue à partir d'une molaire d'enfant datant de 100 000 ans, provenant de la grotte de Scladina en Belgique.

Suite -->