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juil.
25

Vins de 0 à 12 ° d'alcool

  • Par philco le 25/07/06 - 23:25
Souple, frais, avec une saveur de petits fruits rouges, le « rosé » sans alcool se consomme à l'ombre avec des tapas ou des grillades... On doit l'existence de cette boisson désaltérante, qui existe aussi en version « rouge » et « blanc », à un travail partenarial entre les chercheurs de l'INRA du domaine de Pech Rouge (centre de Montpellier), la distillerie d'Arzens, vers Carcassonne et l'Union des caves coopératives de l'ouest audois et du Razès (UCCOAR*) qui est l'un des premiers groupements de producteurs de vin en France.

«L'expérimentation pour le vin des techniques de désalcoolisation » fait partie du plan d'action présenté fin mars 2006 par le Ministère de l'Agriculture aux professionnels pour relancer le secteur viti-vinicole français. On observe en effet une désaffection des consommateurs vis-à-vis des teneurs en alcool élevées qui peut s'expliquer par plusieurs facteurs : changement de mode de vie et de travail, notamment sédentarisation, respect du code de la route, raisons de santé.

Le vin sans alcool

Un vin sans alcool, cela peut sembler antinomique. En effet, l'appellation « vin » sensu stricto est réservée aux produits titrant au moins 8 ou 9° d'alcool, suivant les cépages et les régions.
Et pourtant, un produit sans alcool, proche de la composition du vin, est commercialisé depuis 15 ans en 3 couleurs : rouge, rosé et blanc, par l'Union des caves coopératives de l'ouest audois et du Razès (UCCOAR), sous licence INRA.

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En collaboration avec un designer, des chercheurs de l'INRA du centre de Bordeaux-Aquitaine ont mis au point deux nouveaux types de panneaux à base de bois possédant à la fois des propriétés fonctionnelles et esthétiques.
Un des objectifs de l'unité mixte de recherche « Rhéologie du bois de Bordeaux » est d'étudier les relations entre les procédés d'élaboration des panneaux composites à base de bois et leurs propriétés. Les travaux ont conduit à la conception de nouveaux procédés de fabrication pour apporter de nouvelles fonctions à ces panneaux.

Des panneaux esthétiques pour le confort acoustique

Ces panneaux, appelés « MDF relief », sont réalisés à partir de fibres de bois agglomérées avec de la résine. Mais, à la différence des panneaux classiques, pour lesquels on recherche une surface la plus homogène possible, les nouveaux panneaux ont un aspect délibérément rugueux, obtenu par une adaptation du mode de cuisson. La surface réelle du nouveau panneau est irrégulière, de type fractale, donc beaucoup plus grande que celle d'un panneau lisse, ce qui multiplie d'autant sa capacité d'amortissement du son.

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Des chercheurs du CEA/Saclay(1) et du CNRS(2) ont fabriqué et utilisé, pour la première fois, une surface nanostructurée capable de réguler les déplacements de molécules individuelles en fonction de leur taille ou leur forme.

Le tamis moléculaire est réalisé sur une surface de graphite, à partir de molécules (des dérivés de tristilbènes) capables de s'auto-organiser en un réseau régulier en nid d'abeille comportant des alvéoles de taille nanométrique. Le tamis est mis en présence d'une solution contenant les molécules dont on veut contrôler les déplacements. Les cavités du tamis captent alors ces molécules "invitées". Les plus grosses d'entre-elles sont immobilisées au cœur des cavités du tamis, tandis que les plus petites diffusent plus rapidement, de cavité en cavité, en raison de l'agitation moléculaire.

Ces phénomènes ont été observés in situ sur la surface nanostructurée. Les 4 images ci-dessous, enregistrées successivement en microscopie à effet tunnel à haute cadence (1 image toutes les 2 secondes), montrent la diffusion de molécules (des coronènes, en vert) entre les nano-pores d'un réseau auto-organisé en nid d'abeille.

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Des chercheurs du laboratoire de Virologie moléculaire et structurale (CNRS-INRA) viennent de déterminer la structure de l'une de ces protéines. Il s'agit de la protéine G d'un virus à ARN, le vecteur de la stomatite vésiculeuse (VSV).

Les virus sont des parasites absolus. Pour se répliquer, ils doivent impérativement libérer leur génome à l'intérieur d'une cellule hôte. L'expression des gènes viraux est alors assurée par la machinerie cellulaire qui est détournée de ses fonctions habituelles au profit exclusif du parasite. La membrane cellulaire constitue une barrière physique que les virus doivent être capables de franchir pour transférer leur génome à l'intérieur de la cellule. Certains virus dits enveloppés, tels ceux de la grippe, du SIDA, de la rage ou de l'hépatite C, possèdent également une membrane. En conséquence, l'entrée de leur matériel génétique passe par une étape dite de fusion entre l'enveloppe virale et la membrane cellulaire. Cette fonction est assurée par des protéines membranaires spécifiques.

Le laboratoire de Virologie moléculaire et structurale (CNRS-INRA), vient de déterminer la structure atomique de la protéine G, protéine de fusion du virus de la stomatite vésiculeuse (VSV).

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juil.
25

Les sentinelles de l'organisme

  • Par philco le 25/07/06 - 23:03
A l'Institut Curie, des chercheurs du CNRS et de l'Inserm viennent de découvrir comment les cellules dendritiques «fabriquent» ces fragments, indispensable au déclenchement des réponses immunitaires. Ils montrent le rôle essentiel, et jusqu'à présent totalement inconnu, de l'oxydase NOX2 dans la reconnaissance immunitaire.

Souvent confronté aux attaques extérieures (infection virale ou bactérienne), et parfois à la déficience de ses propres cellules (cancer), l'organisme se défend en activant son système immunitaire. Deux types de défense existent. La première est l'immunité innée : dépourvue de mémoire, elle veille en permanence afin de détecter les agents infectieux et les détruire.

La deuxième, plus longue à se mettre en place, est l'immunité adaptative, spécifiquement dirigée contre un pathogène. Elle nécessite une phase «d'apprentissage» au cours de laquelle les cellules dendritiques jouent un rôle primordial : elles décomposent les agents pathogènes en fragments caractéristiques, les épitopes, puis les présentent aux lymphocytes T et B, initiant ainsi les réponses immunitaires. Grâce à cet apprentissage, le profil de l' «ennemi» est gardé en mémoire, et l'organisme est prompt à réagir lors d'une seconde rencontre.

NOX2, agent double de l'immunité

A l'Institut Curie, Ariel Savina dans l'équipe Inserm de Sebastian Amigorena(1), étudie la façon dont les cellules dendritiques, ces «sentinelles» de l'organisme, contrôlent la décomposition des pathogènes en épitopes, puis les présentent aux lymphocytes T.

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Des chercheurs du laboratoire Psychologie de la perception (CNRS, Paris 5, ENS) et du Centre de recherche cerveau et cognition (CNRS, Université Paul Sabatier Toulouse 3) viennent de mettre en évidence l'existence d'une perception bistable de stimuli auditifs, et de montrer qu'elle obéit à des lois similaires à celles décrites pour la vision, à défaut de solliciter un mécanisme parfaitement identique.
Placez la structure métallique d'un bouchon de champagne à une trentaine de centimètres de vos yeux, le petit anneau éloigné de vos yeux et le grand au premier plan. Fixez ce dernier en laissant flotter votre regard dans le vague. Tout à coup, c'est le petit anneau qui parait être au premier plan et, si vous bougez lentement la structure, elle semble se déformer ! En ne faisant pas la mise au point, votre système visuel a perdu les informations stéréoscopiques de profondeur, et il devient également possible que le petit anneau soit devant ou derrière. La stimulation visuelle est devenue ambiguë. On peut reproduire ce phénomène très facilement en dessinant un cube en perspective ("cube de Necker") : la face perçue comme étant devant pointe soit vers le haut soit vers le bas. Une particularité remarquable d'un tel stimulus ambigu est que, si on continue de le regarder, la perception ne cesse d'alterner entre les deux interprétations. On parle de "perception bistable". Mais pourquoi donc notre système visuel ne reste-t-il pas fixé sur une interprétation, correcte et satisfaisante ? Des chercheurs se passionnent pour cette question depuis environ deux siècles, sans parvenir à dégager d'explication convaincante.

On pense souvent qu'il est possible de décider de ce que l'on voit dans ces situations ambiguës. C'est faux : on peut parfois influencer un peu ses percepts, mais les alternances se font indépendamment de notre contrôle.

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juil.
8

L'identité vocale des moutons

  • Par philco le 08/07/06 - 22:16
L'unité mixte de recherche « Physiologie de la reproduction et des comportements » de l'INRA de Tours cherche à caractériser ce qui constitue l'identité vocale des moutons. Des travaux récents ont notamment permis d'analyser le système de codage spécifique aux bêlements.

Pour les animaux, la reconnaissance de l'identité des congénères est essentielle pour adapter la réponse comportementale des individus entre eux : choix du partenaire sexuel, établissement et maintien des relations sociales ou investissement parental envers sa progéniture. La reconnaissance acoustique a été très bien analysée chez les oiseaux, pour lesquels on a pu identifier les mécanismes de codage de l'identité individuelle acoustique. Chez les mammifères, des études récentes ont montré qu'une otarie revenant de l'océan retrouve son jeune en identifiant son cri malgré la foule et le bruit de la colonie.

Chez les ovins, les chercheurs de l'équipe comportement de l'UMR Physiologie de la Reproduction et des Comportements1, 2 viennent de caractériser la communication acoustique existant entre la brebis et son agneau.

La brebis et son agneau communiquent par la voix.

Chez les ovins, la reconnaissance olfactive était connue depuis longtemps : la brebis apprend à reconnaître l'odeur de son nouveau-né en moins de deux heures et rejette tout agneau étranger. Mais la communication acoustique semble également une composante importante dans la régulation du comportement entre la mère et son agneau.

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C'est grâce au pollen préservé dans les précieuses archives que constituent les sédiments des lacs et des tourbières que la chronologie de cette colonisation est établie. Dans un article paru dans « New Phytologist » de Juillet, Donatella Magri et ses collaborateurs présentent les conclusions du réseau Fossilva piloté par l'Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie (IMEP/CNRS, Université d'Aix-Marseille) sur l'histoire européenne du hêtre et retracent l'expansion postglaciaire des hêtraies à travers l'Europe.
Depuis 15 ans, l'European Pollen Database hébergée par l'IMEP rassemble les très nombreuses données polliniques permettant de reconstruire des cartes de paléovégétation. Depuis les années 1990, une collaboration entre des palynologues de l'IMEP, Jacques-Louis de Beaulieu et Rachid Cheddadi, et des généticiens forestiers de l'INRA de Bordeaux, Antoine Kremer et Rémy Petit, a permis aux premiers de fournir aux seconds l'échelle temporelle qui fixe les points d'origine et les axes d'expansions des lignées observées actuellement, permettant ainsi l'établissement de véritables généalogies. Cette stratégie s'est exprimée au travers des programmes de recherche européens, Oakflow, Cytofor, pilotés par l'INRA, et enfin Fossilva.

En conclusion du programme Fossilva, l'équipe de chercheurs met en évidence le poids d'événements antérieurs à la dernière glaciation dans la structuration des refuges et des populations actuelles. Elle montre aussi que de petites zones refuges ont pu exister jusqu'au 45e parallèle au cours de plusieurs cycles glaciaires-interglaciaires et que d'autres, plus méridionales, n'ont pas ou peu contribué aux grandes recolonisations de l'Europe moyenne. C'est ainsi que, par exemple, les populations du sud de l'Italie n'ont pas franchi la barrière des Alpes.

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