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Des chercheurs viennent de mettre en évidence de nouvelles mutations responsables du diabète néonatal et d'une nouvelle forme de diabète de type 2 chez l'adulte. Elles touchent le gène du récepteur aux sulfamides, des molécules augmentant la sécrétion de l'insuline.
Le diabète néonatal (DN) est défini par une hyperglycémie survenant dans les premiers jours ou mois de la vie, et nécessite le recours à une insulinothérapie. Contrairement au diabète de type 1 (1), il ne s'agit pas d'une maladie auto-immune. Deux formes cliniques distinctes de DN sont décrites : une forme permanente (DNP) qui requiert un traitement tout au long de la vie, et une forme transitoire (DNT) montrant une rémission précoce entre une semaine et une année de vie, avec possible réapparition du diabète, notamment lors de la puberté. Plusieurs défauts moléculaires responsables de ces 2 formes de diabète néonatal ont déjà été mis en évidence, mais n'expliquent qu'une partie des cas étudiés.

Les sulfamides sont des antidiabétiques oraux qui augmentent la sécrétion de l'insuline et favorisent donc une meilleure régulation de la glycémie. Les équipes de Philippe Froguel et de Michel Polak, en collaboration avec le Baylor College of Medicine viennent d'identifier et de caractériser des mutations activatrices du gène du récepteur aux sulfamides, ABCC8/SUR1, situé sur la cellule b pancréatique.

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Une équipe internationale impliquant le CNRS vient de réaliser des études sismiques dans le but de déterminer la structure de l'arc de subduction responsable du grand séisme de Sumatra-Andaman (décembre 2004), de 40 à 50 km de profondeur jusqu'au fond marin, en passant par la zone source du séisme.

Du 7 juillet au 7 août, au nord-ouest de l'île de Sumatra, se déroule la campagne Sumatra-OBS, grâce à des fonds de l'Agence nationale de la recherche gérés par l'INSU-CNRS. La campagne est menée par l'IPGP-CNRS (1) en collaboration avec l'IFREMER, le laboratoire Domaines Océaniques (2), l'Institut des sciences indonésien (LIPI) et l'Institut Paul Emile Victor (IPEV). Ce dernier a mis à la disposition de 39 scientifiques français, britanniques, indiens et indonésiens son navire polyvalent, le Marion Dufresne. La méthode utilisée, la sismique réfraction, consiste à envoyer, avec un système de canons à air, une onde sismique (c'est-à-dire une onde sonore de basse fréquence) vers le fond de l'océan.

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D'après des modèles théoriques, leur préférence devrait s'adresser aux jeunes en plus ou moins bonne santé selon les conditions environnementales. Cette prédiction de la biologie évolutive vient d'être confirmée par les chercheurs du laboratoire "Evolution et diversité biologique" (CNRS – Université Paul Sabatier Toulouse 3), sur le martinet alpin et l'étourneau sansonnet, dont le favoritisme parental évolue au cours de la saison de reproduction en réponse à un signal de qualité des jeunes.
Les théories de la biologie évolutive prédisent que les parents choisissent, tout au long de leur vie, des stratégies qui maximisent leur succès reproducteur. Or, il arrive souvent que les conditions environnementales varient durant la période de reproduction. Dans ces conditions, des modèles théoriques ont proposé que les parents, en réponse à ces changements, devraient favoriser les jeunes en mauvaise condition corporelle lorsque les conditions d'élevage sont bonnes et, inversement, préférer s'occuper des jeunes en bonne santé, qui ont plus de chance de survie, lorsque ces conditions se détériorent.

Sous la direction de Philipp Heeb, chercheur du laboratoire "Evolution et diversité biologique" (CNRS – Université Paul Sabatier Toulouse 3), des scientifiques des universités de Glasgow (RU), Lausanne (Suisse) et Bristol (RU), viennent de valider ces prédictions sur deux espèces d'oiseaux migrateurs, le martinet alpin et l'Etourneau Sansonnet.

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Une équipe mixte ENS/CNRS/CEA-Saclay du Laboratoire Pierre Aigrain a pour la première fois mis en évidence le comportement remarquable d'un circuit électronique lorsque sa miniaturisation est poussée à l'extrême.
Les lois de la physique macroscopique ordinaire ne rendent pas compte du comportement microscopique des électrons, régi par les lois de la mécanique quantique. Cette mécanique, depuis sa découverte il y a près de 100 ans, a révélé des comportements tout à fait étonnants s'écartant de notre compréhension intuitive des phénomènes. Due à la miniaturisation des circuits électroniques, la taille des composants devient si petite que la description physique des phénomènes en jeu en est affectée : les lois de la physique macroscopique ne sont plus applicables. Les effets quantiques seront incontournables dans les circuits de l'électronique de demain.

Les chercheurs ont étudié un circuit quantique composé de la mise en série de deux composants nanométriques, une résistance quantique R et une capacité quantique C.

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A l'Institut Curie, des chercheurs du CNRS et de l'Inserm viennent de découvrir comment les cellules dendritiques «fabriquent» ces fragments, indispensable au déclenchement des réponses immunitaires. Ils montrent le rôle essentiel, et jusqu'à présent totalement inconnu, de l'oxydase NOX2 dans la reconnaissance immunitaire.
Souvent confronté aux attaques extérieures (infection virale ou bactérienne), et parfois à la déficience de ses propres cellules (cancer), l'organisme se défend en activant son système immunitaire. Deux types de défense existent. La première est l'immunité innée : dépourvue de mémoire, elle veille en permanence afin de détecter les agents infectieux et les détruire.

La deuxième, plus longue à se mettre en place, est l'immunité adaptative, spécifiquement dirigée contre un pathogène. Elle nécessite une phase «d'apprentissage» au cours de laquelle les cellules dendritiques jouent un rôle primordial : elles décomposent les agents pathogènes en fragments caractéristiques, les épitopes, puis les présentent aux lymphocytes T et B, initiant ainsi les réponses immunitaires. Grâce à cet apprentissage, le profil de l' «ennemi» est gardé en mémoire, et l'organisme est prompt à réagir lors d'une seconde rencontre.

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Des chercheurs du laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale (CNRS, Université Joseph Fourier Grenoble 1, CEA, INRA), en collaboration avec le groupe Synchrotron(1) de l'Institut de Biologie Structurale (CEA/ Université Joseph Fourier Grenoble 1/CNRS), viennent de déterminer la structure tridimensionnelle de l'aspartate kinase chez une plante modèle, Arabidopsis.
L'aspartate kinase est une enzyme intervenant dans la synthèse des acides aminés dits essentiels, que notre organisme n'est pas capable de synthétiser, et que nous devons trouver dans notre alimentation. Chez les plantes et les micro-organismes, l'aspartate kinase catalyse la première étape de la voie de synthèse d'une famille de quatre acides aminés essentiels(2).

Les chercheurs ont montré que ce sont des changements de conformation(3) qui modifient son activité. La connaissance de sa structure tridimensionnelle est donc essentielle pour comprendre et contrôler son fonctionnement

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En 2004, les premiers symptômes de la maladie du Dragon jaune (ou Huanglongbing en chinois) étaient observés dans des vergers d'agrumes au Brésil. Cette maladie bactérienne qui détruit rapidement les fruitiers existait déjà sous deux formes, l'une en Afrique, l'autre en Asie, mais n'avait encore jamais été recensée sur le continent américain.

L'agent pathogène responsable de la maladie du Huanglongbing (HLB) a été vu pour la première fois par les chercheurs de l'INRA en 1970. Il s'agit d'une bactérie nichée à l'intérieur même des tissus de la plante et qui n'a jamais pu être obtenue en culture. Seul l'avènement des techniques moléculaires a permis sa caractérisation. Dès 1994, les chercheurs de l'INRA de Bordeaux avaient identifié les deux espèces bactériennes responsables de la maladie en Asie et en Afrique : Candidatus Liberibacter asiaticus et Candidatus Liberibacter africanus.
Ces bactéries se propagent grâce à deux insectes piqueurs-suceurs proches des pucerons et inféodés aux agrumes : le psylle africain et le psylle asiatique, Diaphorina citri. Ce dernier est également présent au Brésil depuis plusieurs décennies où il est désormais vecteur du HLB.

Identification de la nouvelle bactérie

Les symptômes foliaires observés en 2004 dans les vergers de l'Etat de São Paulo au Brésil ont fait soupçonner la maladie du HLB. Pour identifier formellement l'agent pathogène, les chercheurs de l'UMR "Génomique, Développement et Pouvoir Pathogène" et leurs collègues de Fundecitrus au Brésil ont procédé à des analyses de microbiologie moléculaire sur des feuilles d'orangers affectés et des feuilles d'orangers sains.

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La septoriose est la maladie foliaire majeure du blé en France et dans de nombreux pays d'Europe. Deux champignons parasites en sont responsables. Depuis plusieurs décennies, les traitements chimiques constituent la principale méthode de lutte contre la maladie, mais leur efficacité est affectée par l'apparition de souches résistantes aux fongicides. Les chercheurs de l'INRA ont caractérisé les mutations génétiques en cause et ont établi un panorama complet de l'évolution des résistances en France. Ces travaux permettent de recommander des programmes de traitement efficaces auprès des céréaliers.

La septoriose est provoquée par deux parasites fongiques connus sous les noms de Septoria tritici et Septoria nodorum. Ces champignons provoquent des taches foliaires brunes et peuvent entraîner des baisses de rendement importantes. Actuellement, l'espèce S. tritici est largement dominante en France, alors que S. nodorum, qui peut également toucher les épis et les semences, est devenu très rare.
Les régions les plus touchées par le développement de S. tritici sont celles qui connaissent des épisodes pluvieux, car la pluie et l'action éclaboussante des gouttes sur les feuilles du blé favorisent la dissémination des spores. Ainsi, il existe en France un gradient croissant de l'est vers l'ouest, où les précipitations et le climat océanique favorisent le développement de S. tritici.

Mobilisation contre la septoriose

La lutte chimique contre S.tritici est principalement assurée par deux familles de fongicides : les strobilurines et les triazoles. En France, malgré l'utilisation de ces fongicides, la septoriose n'est pas toujours correctement maîtrisée, car les traitements utilisés ont contribué à l'apparition de souches résistantes.
Les chercheurs de l'INRA de Versailles associés à des équipes d'Arvalis Institut du Végétal, de Chambres d'Agriculture, du SRPV (Service de la protection des végétaux) et de firmes phytosanitaires ont étudié la cartographie des résistances en France et identifié des stratégies de traitement efficaces (raisonnement des interventions, positionnement des produits, mélanges ou alternance des fongicides) pour lutter contre la maladie et limiter le développement des résistances émergentes.

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