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es astrophysiciens du laboratoire d'Astrophysique des Interactions Multi-échelles (unité mixte CEA/CNRS/Université Paris 7) sont parvenus à cartographier le disque de gaz et de poussières d'une étoile plus massive que le Soleil. La géométrie spécifique de ce disque, observée grâce à la caméra infrarouge Visir livrée par le CEA/Dapnia(1) à l'ESO(2) en 2004, permet de penser qu'il contient suffisamment de gaz et de poussières pour donner naissance à de nouvelles exo-planètes(3).

Cela fait maintenant une dizaine d'années que les astrophysiciens parviennent à détecter d'autres planètes que celles de notre système solaire. Aujourd'hui, plus de 200 exo-planètes ont ainsi pu être localisées. Or c'est dans le disque de gaz et de poussières qui entoure une étoile lorsque celle-ci est encore jeune que sont susceptibles de se former de nouvelles planètes. Paradoxalement, on connaît encore relativement mal ces disques, surtout autour des étoiles plus massives que le Soleil.


Les astrophysiciens du CEA/Dapnia et de l'Université Paris 7, en collaboration avec le Laboratoire d'astrophysique de Grenoble, l'Institut d'astrophysique d'Orsay et l'Université de Groningen aux Pays-Bas, ont réussi à cartographier le disque qui ceinture l'étoile HD 97048, une étoile jeune (quelques millions d'années, à comparer aux 4.5 milliards d'années du Soleil), 2.5 fois plus massive que le Soleil et 40 fois plus lumineuse.


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Des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT, CNRS – Université Paul Sabatier de Toulouse) et de l'université de Drexel (Philadelphie, Etats-Unis) viennent de mettre au point un procédé permettant d'augmenter considérablement la quantité d'énergie stockée par des supercondensateurs.

Les supercondensateurs, également appelés supercapacités, sont des systèmes de stockage de l'énergie intermédiaires entre les batteries et les condensateurs diélectriques (deux conducteurs séparés par un isolant). Ils ont été longtemps considérés comme la solution au problème posé par, d'un côté, la vitesse de décharge limitée des batteries et, de l'autre côté, la demande croissante de puissance pour l'alimentation des équipements électroniques ou électriques de dernière génération. Cependant, leur application était limitée par la quantité d'énergie qu'ils étaient capables de contenir. C'est cette dernière, en effet, qui définit la durée de la décharge, aujourd'hui limitée à quelques secondes.


Les matériaux utilisés classiquement dans les supercondensateurs sont des carbones que l'on a plongés dans un liquide contenant des ions positifs et négatifs, puis soumis à un courant électrique. Ils possèdent de très grandes surfaces de façon à pouvoir stocker le plus de charges possible. A titre d'exemple, 1 gramme de ces matériaux a une surface équivalente à la moitié d'un terrain de football !


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Le squelette quasi-complet d'un jeune hominidé datant de plus de 3 millions d'années a été mis au jour pour la première fois. Jusqu'alors, les découvertes de cette ampleur ne concernaient que des Néandertaliens, âgés de moins de 100.000 ans.

Une série de missions dirigées par l'éthiopien Zeresenay Alemseged (Max Planck Institut de Leipzig) et associant des chercheurs américains, français (unité Dynamique de l'évolution humaine : individus, populations, espèces, CNRS) et éthiopiens, a permis de mettre au jour un squelette quasi-complet de jeune Australopithecus afarensis. Il s'agit de la seule découverte de cette ampleur concernant un jeune Hominidé antérieur aux Néandertaliens, qui sont bien plus récents (moins de 100.000 ans). Les ossements ont été trouvés sur le site de Dikika 1, dans la basse vallée de l'Awash, en Ethiopie, sur la rive opposée au site où avaient été mis au jour Lucy et de nombreux autres restes de A. afarensis. Le crâne et la cage thoracique ont été découverts en 2000, suivis par de nombreux autres éléments du même squelette (omoplate, membre postérieur, phalanges...).


Le niveau stratigraphique de la localité a pu être daté assez précisément de 3,32 millions d'années.


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sept.
30

Le génome du peuplier est décodé

  • Par philco le 30/09/06 - 10:02
Le génome d'un arbre, le peuplier, est décodé pour la première fois. Ces travaux, fruit d'une collaboration internationale, impliquent le laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS, Université Aix-Marseilles I & II), qui a étudié l'aspect fonctionnel des enzymes de biosynthèse de la membrane cellulaire.

30% de la surface du globe est couverte par des forêts. Importants réservoirs de biodiversité, ces dernières sont également à l'origine de nombreux composants nécessaires à la santé et au bien-être humains : des besoins primaires, comme l'eau et l'air, aux matériaux artisanaux et industriels (bois de charpente, fibres textiles, pâte à papier ou carburants). Les ressources forestières sont à la base d'un quart des matières premières industrielles mondiales.


En 2001 était décodé le génome d'Arabidopsis, une plante herbacée. Aujourd'hui, une équipe internationale associant 40 laboratoires américains, canadiens, et européens(1) est parvenue à décoder pour la première fois le génome d'un arbre : le peuplier. Les chercheurs de l'unité Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS, Université Aix-Marseilles I & II), sous la direction de Bernard Henrissat, ont analysé ce génome et déterminé, parmi l'ensemble des gènes séquencés, ceux codant pour les enzymes de biosynthèse de la paroi cellulaire.


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sept.
30

Quand la Manche était un fleuve …

  • Par philco le 30/09/06 - 09:58
Une estimation chronologique de l'activité du fleuve Manche, apparu au cours de la dernière grande glaciation entre la France et l'Angleterre, vient d'être réalisée pour la première fois par une équipe du Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE) d'Aix-en-Provence (CNRS, Collège de France et Université Aix-Marseille III) en collaboration avec une équipe hollandaise du Royal Netherlands Institute for Sea Research (NIOZ).

Il y a environ vingt millénaires, pendant le dernier maximum glaciaire, la Terre traversait une période froide particulièrement rigoureuse. L'Europe du Nord était recouverte par une véritable montagne de glace, appelée la calotte fennoscandienne. Le niveau marin était très bas, environ 130 mètres en dessous du niveau actuel. La France et l'Angleterre n'étaient donc plus séparées par une mer, mais par un gigantesque fleuve : le fleuve Manche. Ce système fluvial, le plus grand jamais développé en Europe, était alimenté à la fois par les eaux de fonte de glaciers de montagne (les Alpes, notamment) et par celles des calottes fennoscandienne et anglo-irlandaise. Son bassin de drainage s'étendait très à l'Est sur le continent européen, collectant les eaux de la Seine, de la Tamise, du Rhin, de l'Elbe, de la Meuse, de la Somme, de la Weser et d'autres fleuves plus petits.


Si quelques structures géomorphologiques sous-marines non précisément datées étaient déjà connues, il n'existait jusqu'à présent aucun enregistrement fiable de l'activité passée du fleuve Manche. C'est chose faite aujourd'hui : une équipe du Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE) d'Aix-en-Provence (CNRS, Collège de France et Université Aix-Marseille III), en collaboration avec une équipe hollandaise du Royal Netherlands Institute for Sea Research (NIOZ) vient en effet d'établir la première chronologie de l'activité de ce fleuve pendant les 40 derniers millénaires, à partir de nombreux indicateurs géochimiques mesurés dans les sédiments marins prélevés dans le Golfe de Gascogne par le navire océanographique français Marion Dufresne en 1995, avec le soutien de l'IPEV(1) et de l'INSU(2).


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Des chercheurs du CNRS, de l'IRD, du Muséum national d'Histoire naturelle, et de l'Université Paul Sabatier de Toulouse viennent d'isoler un des principes actifs antipaludiques de la tisane de Quassia, un remède utilisé traditionnellement par les populations locales de Guyane française.

Deux milliards d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés au paludisme. Ce dernier est transmis par des parasites du genre Plasmodium, dont quatre espèces sont des vecteurs de la maladie chez l'homme. Cependant, seul Plasmodium falciparum, le plus répandu, peut entraîner la mort.


En Guyane française, un climat tropical humide favorise la transmission du paludisme tout au long de l'année. On y enregistre annuellement environ 5000 cas, dont les trois quarts sont dus à Plasmodium falciparum. Depuis 1990, toutes les souches paludiques y sont devenues résistantes à la chloroquine, l'antipaludique le moins cher et le plus largement utilisé. Cette situation dangereuse donne un caractère d'urgence à la mise au point de traitements alternatifs, basés sur de nouveaux principes actifs.


Pour circonvenir ce phénomène, des chercheurs de l'unité CNRS Ecofog de Guyane et du Laboratoire de Pharmacochimie des Substances Naturelles et Pharmacophores Redox (UMR-152 Institut de Recherche pour le Développement - Université Paul Sabatier) et du Muséum national d'Histoire naturelle, ont entrepris depuis près de deux ans un programme d'étude des remèdes traditionnels possédant une activité antipaludique effective contre Plasmodium falciparum, à la fois in vitro et in vivo.


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730 kilomètres sous terre ! C'est le voyage qu'entreprendront des milliards de neutrinos, partant de Genève pour aller dans les Abruzzes près de Rome(1). A l'arrivée, une poignée d'entre eux se seront transformés. En braquant leur attention sur ces quelques cas, les scientifiques comptent bien apporter la preuve définitive de cette transformation. Ils élucideront ainsi certaines des questions qu'ils se posent sur ces particules et leurs interactions.

Dans la deuxième quinzaine d'août, les premiers neutrinos sont partis du CERN. Le faisceau était dirigé vers le laboratoire du Gran Sasso(1), plus grand site souterrain du monde pour la recherche expérimentale en physique des particules, situé à 730 kilomètres de là aux environs de Rome. Il a atteint les détecteurs de l'expérience OPERA, dont l'objectif est d'observer la transformation (ou oscillation) de quelques-uns des neutrinos (qui sont de type muon) en neutrinos d'un autre type (des neutrinos tau). L'expérience OPERA est souterraine afin que les détecteurs soient protégés des rayons cosmiques par une montagne (1400 mètres de roche). Après les essais du mois d'août et l'inauguration en septembre, OPERA doit démarrer en octobre.


Les neutrinos, produits dans les étoiles, sont les particules de matière les plus abondantes de l'Univers. Chaque centimètre carré de notre planète reçoit 60 milliards de neutrinos (venant du Soleil) par seconde.


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La forme pathogène de la protéine du prion (forme bêta), considérée comme responsable des encéphalopathies spongiformes transmissibles, n'est pas aussi stable qu'on le pensait. Elle peut être dégradée par des enzymes microbiennes du sol dont la production est stimulée par l'enfouissement des carcasses animales dans le sol. C'est ce qu'a montré une équipe du CNRS et de l'Université Lyon 1, du laboratoire d'Ecologie microbienne (CNRS/Université Lyon 1/INRA).

Trois types d'événements sont susceptibles de contaminer les sols : l'enfouissement des carcasses d'animaux atteints d'encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), la mise bas par des animaux malades sur les pâturages (le placenta contaminé se retrouve sur le sol), ou encore l'utilisation d'engrais à base de matières animales contaminées. Comme les autres protéines naturellement présentes dans les sols, le prion se fixe sur les minéraux et la matière organique. Il persisterait ainsi dans le sol qui jouerait un rôle de réservoir de prion, à partir duquel les EST se propageraient. C'est du moins ce que plusieurs études épidémiologiques récentes ont suggéré.


Mais le prion est-il vraiment stable dans les sols ? Non, répondent nos chercheurs. Jusqu'à présent, la forme bêta (compacte, organisée en feuillets) était considérée comme difficilement dégradable, car on n'avait découvert que très peu d'espèces microbiennes capables de synthétiser des protéases actives contre cette protéine in vitro. L'équipe du CNRS et de l'Université Lyon 1 a misé sur la grande diversité des microorganismes des sols et leur capacité à utiliser toutes sortes d'apports organiques.


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