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Médaille d'or 2008 du CNRS : Jean Weissenbach, pionnier de l'exploration et de l'analyse des génomes


La Médaille d'or 2008 du CNRS, plus haute distinction en France pour des travaux de recherche scientifique, est décernée à un généticien de renommée internationale : Jean Weissenbach, directeur de recherche au CNRS. Ce chercheur de 62 ans est à l'origine de la première carte génétique humaine de haute résolution. Grâce à cet outil de référence, des centaines de gènes associés à des maladies génétiques ont pu être découverts, ce qui a permis le diagnostic précoce de ces pathologies.


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A l'initiative d'une équipe du Centre de Génétique Moléculaire, des chercheurs du CNRS et du Génoscope – Centre national de séquençage viennent de décrypter le génome de la paramécie, un organisme unicellulaire d'un intérêt considérable en biologie évolutive. Grâce à la découverte de trois duplications du génome à différentes échelles de temps, ils ont pu évaluer directement les conséquences de ce phénomène sur l'évolution des espèces.

La paramécie est l'un des premiers organismes unicellulaires à avoir été observé au microscope. Depuis lors, sa facilité de culture, sa grande taille, et la facilité d'observation de ses fonctions cellulaires variées en ont fait un modèle d'étude privilégié pour les scientifiques. Depuis 50 ans, une petite communauté de biologistes américains, européens et japonais l'utilise pour l'étude de l'organisation cellulaire et de l'hérédité.


Des chercheurs du CNRS et du Génoscope – Centre national de séquençage ont réalisé le décryptage du génome somatique [1] de la paramécie et découvert qu'il possède près de 40 000 gènes, contre "seulement" 25 000 pour l'homme. Ils ont ensuite démontré que ce patrimoine exceptionnel résultait d'au moins trois duplications successives de tout le génome.


Les duplications de génome sont des évènements rares mais qui se sont produits de manière récurrente au cours de l'évolution des eucaryotes [2].


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Des chercheurs du CNRS et de l'ESPCI (1) ont découvert une nouvelle méthode de détection des maladies infectieuses telles que le SIDA ou les hépatites. Analogue à un test de grossesse, elle serait aussi bon marché et 1000 fois plus sensible que la méthode actuellement utilisée. Elle permettrait un dépistage précoce, grâce à une machine portative accessible aux pays les plus défavorisés.

Aujourd'hui, il existe deux méthodes pour dépister les maladies infectieuses. La première, nommée LAI (latex agglutination assay) est un test en une seule étape, facile à mettre en œuvre et peu coûteux, mais dont la sensibilité est limitée (2). Il ne convient pas aux dépistages précoces. La seconde méthode, nommée ELISA (enzyme linked immunosorbent assay), nécessite plusieurs étapes. Elle est basée sur la reconnaissance de deux anticorps différents, avec des lavages entre chaque étape, mais permet d'atteindre des concentrations mille fois plus faibles (3) que LAI. Ce test est pratiqué pour toutes les maladies infectieuses avec un automate compliqué et coûteux, dont seuls les plus grands centres médicaux sont équipés.


Des chercheurs du CNRS et de l'ESPCI (1) ont inventé un nouveau principe de test. Grâce à ce principe, le test serait aussi simple et bon marché que LAI et aussi sensible qu'ELISA. Il serait particulièrement intéressant pour les dépistages précoces dans les pays défavorisés ou la méthode ELISA est peu répandue.


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La température des océans au Précambrien (3.5 milliards d'années) est sujette à controverse. Des chercheurs du Laboratoire d'étude de la matière extraterrestre (Muséum national d'histoire naturelle) et du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS) ont cherché à reconstituer la température de ces océans en mesurant conjointement les compositions isotopiques de l'oxygène et du silicium dans des silex anciens.

La Terre a connu dans son histoire de nombreux changements climatiques de grande ampleur qui semblent avoir été les plus rigoureux au cours des premiers milliards d'années de son histoire. C'est donc à partir de -3.5 milliards d'années, datation des premiers sédiments océaniques correctement préservés, que l'histoire des océans est enregistrée dans les roches sédimentaires.


L'astrophysique nucléaire permet de retracer avec précision l'évolution thermique des étoiles et nous a dévoilé l'un des grands paradoxes de l'histoire climatique de la Terre : notre Soleil avait, il y a 4 milliards d'années, une luminosité de l'ordre de 25% plus faible qu'aujourd'hui. Dans ces conditions, la Terre aurait dû être complètement gelée, ce qui est en contradiction avec les enregistrements géologiques. Dés 1973, des chercheurs américains avaient tenté d'évaluer la température des océans précambriens (entre 3.5 et 0.5 milliards d'années) à partir des compositions isotopiques de l'oxygène des silex, qui figurent parmi les sédiments de la terre les plus vieux et les mieux préservés.


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C'est un premier pas vers l'identification de l'horloge alimentaire. Des chercheurs de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (CNRS, université Strasbourg I), et de l'université de Fribourg (Suisse) viennent, en utilisant le Chronobiotron, de mettre en évidence les premières bases moléculaires de l'anticipation de l'heure des repas. Le responsable ? Un gène déjà impliqué dans les mécanismes circadiens, dont l'expression dans le cerveau et les organes périphériques varie tout au long de la journée.

Anticiper les variations journalières de l'environnement est, chez la plupart des animaux, d'une importance capitale pour assurer la survie. Cela est possible grâce à des mécanismes biologiques ajustés sur l'alternance des jours et des nuits, les horloges circadiennes. L'horloge principale est localisée dans l'hypothalamus, mais il existe également des mécanismes de contrôle dus à la synchronisation des oscillateurs périphériques, souvent appelés "horloges secondaires", que l'on retrouve dans différents organes. Ces oscillateurs ont été mis en évidence grâce à la découverte de gènes d'horloge, dont l'expression varie sur 24 h, non seulement dans le cerveau mais aussi dans la plupart des tissus périphériques. La capacité à prédire l'heure de disponibilité alimentaire, qui se manifeste par une activation comportementale et physiologique quelques heures avant le moment du repas et s'exprime en effet même en l'absence de l'horloge circadienne principale, est connue depuis longtemps et serait sous le contrôle d'une horloge circadienne dite "alimentaire".


Au sein du Chronobiotron[1], des chercheurs de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (CNRS, université Strasbourg I), sous la direction d'Etienne Challet en collaboration avec l'équipe de Urs Albrecht à l'université de Fribourg en Suisse, viennent de mettre en évidence dans cette régulation le rôle d'un gène d'horloge déjà connu pour son action sur les horloges circadiennes : le gène Per2 (pour Period 2).


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Cette naissance est le résultat de la collaboration entre le Muséum national d'Histoire naturelle et l'INRA. Ce succès s'appuie sur le travail des chercheurs du Muséum pour la conservation des espèces, et sur la maîtrise des chercheurs de l'INRA en matière de techniques d'assistance à la procréation chez les animaux d'élevage.

La protection de la biodiversité fait partie des objectifs de l'INRA et du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), objectif d'autant plus impérieux que la disparition d'espèces ou d'écosystèmes peut avoir un caractère irréversible. Les recherches concernent la mise au point de techniques d'assistance à la procréation, afin de favoriser le maintien d'espèces menacées, en utilisant des espèces communes (cerf élaphe) pour mettre au monde des faons d'autres espèces de cerf menacées. La naissance d'un faon de cerf sika du Japon, une espèce de cerf asiatique, né d'une biche porteuse de l'espèce commune élaphe constitue une première étape.


Une nouvelle étape vers la sauvegarde des espèces menacées


L'objectif à terme de la collaboration entre les chercheurs de l'INRA de Tours et la Réserve de la Haute-Touche du MNHN à Obterre (Indre), est de produire des embryons par fécondation in vitro chez les espèces menacées et de faire porter ces embryons par des femelles de sous-espèces proches, non menacées, afin d'amplifier la descendance des animaux les plus rares.


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Un espoir pour des enfants atteints de surdité profonde

Un gène dont le déficit entraîne une surdité profonde et irréversible chez le nouveau-né a été caractérisé par l’équipe dirigée par le Pr Christine Petit à l’Institut Pasteur, associée à l’Inserm, à l’Université Pierre et Marie Curie et au Collège de France. Cette découverte publiée dans la revue Cell a permis aux chercheurs de développer le diagnostic moléculaire de cette forme de surdité.

Les chercheurs de l'unité de Génétique des Déficits Sensoriels de l'Institut Pasteur associée à l'Inserm, à l'Université Pierre et Marie Curie et au Collège de France ont étudié le rôle d'un gène défectueux dans une surdité héréditaire. Ces chercheurs, en collaboration avec l'équipe du Dr Tobias Moser (Université de Göttingen, Allemagne), le Dr Antoine Triller (INSERM U497, ENS, Paris) et le Pr Paul Avan (Université de Clermont-Ferrand) ont montré que la protéine codée par ce gène, l'otoferline, est indispensable au processus de codage du signal sonore en signal électrique par les cellules sensorielles de la cochlée. Les patients ayant une otoferline défectueuse ont une cochlée d'apparence normale mais non fonctionnelle. Ils présentent une neuropathie auditive que les tests audiométriques ne permettent pas de distinguer des neuropathies dont le siège est le plus souvent retrouvé lié au nerf auditif.


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La découverte par le satellite infrarouge Spitzer d'un deuxième anneau au centre de la galaxie a permis à une équipe internationale de chercheurs impliquant le Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA, CNRS, Observatoire de Paris), de proposer une solution au problème grâce à la simulation numérique.

Andromède, la galaxie spirale la plus proche de notre Voie Lactée, recèle encore un grand nombre d'énigmes. La question de la distribution des gaz et des poussières la constituant pose notamment un problème sur lequel les scientifiques butent depuis une vingtaine d'années. En effet, comment expliquer la présence d'un anneau externe éventré autour d'Andromède, visible dans les spectres optique et radio, dont le centre est décalé d'un peu plus de 3 000 années-lumière par rapport au noyau central de la galaxie ? Grâce à des images réalisées dans les proche et moyen infrarouge fournies par le Spitzer Space Telescope, une équipe internationale de chercheurs lève le voile sur cette énigme.


Spitzer a dévoilé un indice jusque là invisible aux yeux des chercheurs : la présence au sein de Messier 31 d'un second anneau de gaz et de poussières, beaucoup plus petit que le premier.


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