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Les chercheurs de l'INRA étudient des gènes d'importance agronomique chez le melon, dont le déterminisme du sexe, qui pourrait être associé à une meilleure productivité. La plupart des plantes à fleurs ont des fleurs hermaphrodites, qui possèdent à la fois les organes mâle et femelle. Toutefois, plus de 4000 espèces portent, en plus de ces fleurs bisexuées, des fleurs uniquement porteuses d'organes mâles.
L'activité pollinisatrice des insectes dans le monde estimée à 153 milliards d'euros par an
Une étude de chercheurs français, de l'INRA et du CNRS, et allemand, permet de chiffrer la valeur de l'activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d'euros en 2005 pour les principales cultures dont l'homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale.
Les poires et les pommes contiennent des voies laissant passer l'air et leur permettant de « respirer ». Ces voies sont des structures microscopiques pour la fourniture d'oxygène et donc des éléments déterminants pour la santé des fruits. Des chercheurs de l'Université Catholique de Leuven en Belgique et de l'Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron (ESRF) les ont observés pour la première fois, prouvant ainsi leur existence supposée. Dans les pommes, ces voies apparaissent comme des cavités irrégulières entre les cellules, tandis que dans les poires, elles ont la forme de petits canaux interconnectés. Ces résultats permettent de mieux comprendre comment les fruits se dégradent après leur récolte et apportent une explication scientifique à l'expérience quotidienne montrant que les poires sont plus susceptibles de pourrir pendant leur stockage.
Le premier génome d'un animal parasite de plantes vient d'être séquencé par un consortium international de 27 laboratoires, impliquant l'INRA, le CNRS et le Génoscope et coordonné par une équipe de chercheurs du Centre INRA de Sophia-Antipolis. Il s'agit du génome d'un ver parasite de plantes, le nématode à galles, Meloidogyne incognita. Cette avancée permet de lever le voile sur l'arsenal et les adaptations développés par les ravageurs des cultures pour attaquer les plantes. Cette étude a aussi conduit à l'identification de nouvelles cibles pour le développement de stratégies de lutte spécifique contre ces organismes. Le détail de ces travaux est publié dans l'édition avancée en ligne de la revue « Nature Biotechnology » du 27 juillet 2008.
Une équipe internationale composée de chercheurs de l'INRA de Versailles, du CNRS/Université de Toulouse et de l'Université du Queensland en Australie(1) vient d'identifier une nouvelle hormone végétale, dont l'action empêche la ramification de la plante. Moins d'une dizaine d'hormones contrôlant le développement des plantes dans leur environnement ont été décrites à ce jour. Ce travail a été publié en ligne dans la revue 'NATURE', le 10 août 2008.
Comment les odeurs produites par les plantes renseignent sur leurs mécanismes de défense naturelle
Diminuer l'épandage de pesticides en favorisant les défenses naturelles des plantes : ce pourrait être l'une des applications possibles d'un travail de recherche publié dans la revue Nature par Pierre Nioche (unité Inserm-Université Paris Descartes "Pharmacologie, toxicologie et signalisation cellulaire") en collaboration avec des chercheurs de l'Université du Texas à Houston (USA) et de l'Institut Karolinska de Stockholm (Suède).
Leurs travaux portent sur deux enzymes de plante appelées allène oxyde synthétase (AOS) et hydroperoxyde lyase (HPL) qui produisent respectivement les molécules jasmonates (responsable notamment de l'odeur caractéristique du jasmin) et des molécules odorantes volatiles dites de «feuilles vertes» (également appelées GLV pour Green Leaf Volatiles).
