Expériences récréatives ou relations sentimentales ?
Alain Giami, Marie-Ange Schiltz et l'équipe « Sexualité, société, individu » de l'Unité Inserm 569, livrent les résultats de la toute première étude qualitative sur la sexualité des jeunes Français.
Alain Giami, Marie-Ange Schiltz et l'équipe « Sexualité, société, individu » de l'Unité Inserm 569, livrent les résultats de la toute première étude qualitative sur la sexualité des jeunes Français.

Qu'en est-il des représentations et des pratiques lors du passage de l'adolescence à l'âge adulte ? Ces jeunes privilégient-ils des relations physiques ou des relations sentimentales, et quelles significations donnent-ils à leurs expériences ?
Dix-sept filles et 7 garçons ont accepté de s'entretenir avec les chercheurs à deux reprises, et de livrer en détail leur vécu relatif à la sexualité.
Les entretiens révèlent que les trois-quarts des jeunes étudiants ont déjà eu des relations sexuelles. La majorité des jeunes qui ont eu entre 2 et 4 partenaires ont connu des relations amoureuses de longue durée, mais aucun(e) n'a encore vécu en couple. Ces relations amoureuses n'ont pas empêché les moments d'errance (relations éphémères sans lien amoureux), de recherche d'émotions fortes, de rupture, et de découverte de la sexualité. La monogamie et l'abstinence sont parfois entrecoupées de brèves périodes au cours desquelles ces jeunes gens peuvent avoir plusieurs partenaires successifs. La prévention du sida, qui semble être banalisée par la majorité d'entre eux, n'a constitué qu'un thème annexe des entretiens.
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