Ce que je pourai rajouter, c'est mon expérience professionelle, mais à moins d' être un hyper-narcissique de l' " ego psychology " ou de la psychologie de l' affirmation de soi engagé par les services commerciaux des grandes sociétés pharmaceutiques et autres trafiquants de drogues légales ( et parfois même obligatoires ! ) , je dois dire que dés le départ mon expérience professionnelle s' est engagée sous le signe de l'anti-psychiatrie.
Cependant mes convictions à ce sujet en 1982, 83, 84 ne me conduisaient pas encore à la militance et encore moins à la dissidence ! Il faut dire qu'en 1981 pour la premiére fois de ma vie je voyais un gouvernement de gauche ( socialiste ) en France ; 6 mois aprés cet évenement les journaux français rapportaient la mort d' un certain Jacques LACAN et enfin, trois mois aprés, débutait ma premiére analyse.
Donc en 1982 je terminais mon DESS de psychologie , aprés avoir réalisé un mémoire sur "L' investissement du champs sonore" ...
Le stage de 1982 83 dans une "structure intermediaire" vers Lyon me conduisit en 1983, 84 à côté de la Rochelle dans une école expérimentale où 5 psychologues et 5 psychomotriciens, tous en analyse, travaillaient avec une vingtaine d' enfants et adolescents "en difficulté" . Ici la théorie n'était pas une élaboration de quelques maniaques de la nosographie , Il ne s' agissait pas d'enfermer le patient dans un jugement compotemental pour lui donner un ticket vers l'exclusion, mais au contraire, il s'agissait de comprendre ces mécanismes inconscients qui l' installent dans une psychose déficitaire uniquement par ce que la société ne semble pas être décidée d' envoyer tout le monde dans une grande école préstigieuse : si tous sont polytéchniciens à quoi celà sert-il d' être polytéchnicien , puisque notre monde manichéen répartie les êtres humains en "bons" et "mauvais" sans chercher à comprendre les causes d' un délire ou d' un déficit ? mais disont qu' à cette époque là, un certain effort était fait par les autorités politiques pour venir en aide aux plus faibles et pour organiser une recherche avec une équipe de personnes diplômées ...
Suite à cette expérience de thérapie sans médicament et toujours en lien avec mon analyse personnelle, j' orientais mes recherches vers la théologie:
Le livre de Françoise DOLTO "L Evangile au risque de la psychanalyse m'avait largement interpelé.
Pendant une année en 1985 86 , je travaillais donc aprés les cours d' exégése et de dogmatique avec des enfants "handicapés" mais cette fois-ci dans le contexte où ces enfants devaient être "initiés" à l'explication religieuse du monde à partir de l' enseignement des Evangiles.
Dans le livre de Dolto on voyait des possédés et autre paralytique gueris , là rien de tout ça, pas de miracle , à part cette jeune fille qui fit une syncope au moment où la catéchiste lui parlait de la mort de Jesus sur la crois pour nous sauver du péché !!!
Mon erreur à cette époque est d' avoir cru à une sorte de catécho-thérapie , ce qui peut sembler logique lorsqu'on appuie sa théorie sur un homme qui réssucite les morts !
Là, helas pas de résurection , ni de guerison cependant je dois noter que l' univers symbolique de la bible est plus accéssible à ces enfants que l' univers logico-mathématique qu'impose notre société.
Donc une certaine compréhension des phénoménes mystico-religieux étaient plus accessible à ces enfants qui par ailleurs ne comprenait pas les mécanismes de l' addition pour des chiffres superieur à 2 !
Aprés avoir obtenu quelques unités de valeurs en 1987, je me rendis à Assise, lieu à l' époque d' un grand dialogue inter-religieux , puis en 1989 je me retrouvai en Pologne au moment de la chute du mur à Berlin.
Je ne comprends pas trés bien ce detour pendant 25 ans, à la suite d' une premiére analyse, dans cet univers religieux ...
De 1991 à 2001 je travaillais comme psychologue dans des institutions traditionelles, là plus de place à la recherche , il n' y avait plus 5 psychologues pour 20 adolescents mais 0,5 psychologue pour 100 jeunes répartis sur des espaces séparés par 100 km !
C' est à ce moment là que j'entrepris une seconde analyse ...
Il m'était apparu nécessaire de reprendre ce travail sur mon propre fonctionnement pour parfaire mon travail. Mais là dans ce nouveau cadre professionel , je dois dire que je me retrouvai face à une majorité de personnes sous-formées et les nouvelles politiques exélaient à les embaucher par soucis d'économie ! Donc un personel adapté pour servir de surveillants pour jeunes handicapés , mais incapable, par manque de formation personnelle, de créer une dynamique thérapeutique au seins des institutions. Dans ce contexte les psychiatres étaient sollicités, non pour chercher les voix d' une écoute thérapeutique sucéptible d'apporter une guerison, mais leur présence permettait la préscription de drogue que l'on ose appeler médicament , pour "shouter" un peu plus ces adolescents toute la journée et permettre au personel une cohabitation sans trop de heurts avec ces jeunes devenus les cobayes au service des industries pharmaceutiques. J'ai quand même eu une possibilité, trés limitée, mais existante de tenir un autre discours sur le "handicap" Je suggérai de donner moins de médicaments et je proposais au personel de suivre une analyse personelle à l'exterieur de l'établissement. Un tel discours fut tenable jusqu'au moment où la mort par suicide de mon premier analyste defraya la chronique locale en 1999, aprés celà je restais sans voix d' autant que j' appris par la gendarmerie que mon second analyste était un escroc !
C'est vrai que ce monsieur se vanter de pratiquer la "neuro-psycho-pédagogie" ce qui apparait comme une specialité médicale ou psychologique qui nécessite une formation, hors , à par une analyse personelle ce monsieur ne possédait aucune formation universitaire , en 2002 alors que j'étais à l' hôpital , j' appris son déces à la suite d' une maladie !
L' été 2001 je pensais profiter des vacances pour fair un stage sur les thérapies de la mémoire . En 10 ans je n'avais pu bénéficier que d' une demie journée de stage à Paris sur les tests ! Donc si je voulais prendre un peu de recule pour travailler dans de bonnes conditions, je ne pouvais le faire que pendant mes quatre semaines de vacances d' été !
Depuis 1996 suite à ma prise de position en faveur des travailleurs handicappés , j'avais commencé d' attirer les foudres des directeurs et autre chefaillons para-millitaristes qui passent leurs temps à la chasse ou dans une critique superficielle et hypocrite des pouvoirs publics et notament les gendarmes alors qu'ils sont les premiers a aller les chercher pour régler leurs problémes relationels ! Ils faut dire que ces individus sont incapables d'avoir un quelconque discours sur la maladie mentale, leurs seul espoir est de trouver en ce lieu une sorte de planque qui demande peu de competance et qui rapporte relativement gros en ces périodes de crises où les diplômés se retrouvent au chômage ! Pour ce personnel, un centre pour handicappé est un lieu pour les "cons" et la seule relation qu'il savent établire avec les enfants est sur le mode de la moquerie en établissant une sorte de relation sado-masochiste sur le plan psychique, comme s' ils devaient se défendre par le sarcasme de leur propre "connerie" à laquelle le handicap des enfants les renvoit !
Avec des personnes comme ça on n' est jamais sur que la devise du Centre d' Aide par le Travail ne deviennent : " arbeit macht frei " ce qu' on pourait traduire de nos jours par ' travailler plus pour gagner plus " le probléme est que la liberté ( frei ) n' est pas du domaine de la quantité mais de la qualité,
il ne s' agit pas de travailler plus dans une société d' abondance telle que la notre, mais de travailler mieux ! Et pour travailler mieux , il faut travailler moins. Mais le pouvoir a horeur des femmes et des hommes qui pensent, comme si le travail de la pensée n'existait pas ! Pour eux travailler moins c'est penser plus, je ne crois pas que le travail consiste uniquement dans une présence dans un cadre horaire, on peut être présent sur les lieux du travail et ne rien faire , on peut aussi prendre des dossiers le soir et travailler chez soi ! Le pouvoir a besoin de contrôler et il croit pouvoir le faire alors qu'il ne controle que des ombre ! Il a besoin de femmes et d' hommes automatisés, c'est à dire soumis et alliénés, l' ergothérapie est un prétexte pour enrichir les patrons de C.A.T. car il veulent du rendement et celui-ci sera toujours en contradiction avec la santé mentale ! Le rendement est une illusion capitaliste , celui-ci ne produit (qu'en quantité certe !) d' un côté des objets de mauvaise qualité et de l' autre une augmentation sans cesse du stress au travail, auquel le capitalisme compte remédier par l' administration de drogues "anti-stress" qui n' ont d' autres effet que d' accroitre un peu plus les caisses des entreprises pharmaceutiques avec l'argent des citoyens qui cotisent à l' assurance maladie ( la secu ) !
Cordial
L.M.

Derniers commentaires