écriture (20)

Bonsoir,


Farfouillant dans les bibliothèques de la mère, je me suis mis, depuis quelques jours, à dévorer les aventures de Lupin et de Holmes.


Non pas que je sois habituellement adepte de ce genre de littérature, mais l'écriture des intrigues policières me fascine.


Il y a quelques années j'avais adoré les Vargas. Mais mis à part cela, et quelques grands noms américains dont j'ai oublié, justement le nom (mon petit frère dort, je regarderai demain) j'ai très peu d'expérience dans le monde du polar/policier. Je ne sais même pas réelement faire la différence...


Je vais donc parcourir ce site à la recherche d'information et dès mardi, direction la bibliohtèque.


Ce désir soudain de me nourrir de polar, vient d'une pulsion, plus lointaine encore : celle de faire une série de court métrage qui s'inscrirait dans cet esprit là.


C'est pour cela que je m'interesse tout particulièrement aux nouvelles de Leblanc.


Egalement, si vous écrivez des intrigues, des scénarios, des esquisses de polar, ne pourrions nous pas travailler ensemble ?


Travailler pour le plaisir.

déc.
5

Bollywood culinaire

  • Par fersenette le 05/12/09 - 21:57
  • Dernier commentaire ajouté

4ème de couverture ...


Un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, miss Lalli et sa nièce, et des jetsetteurs très en vue se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne pour un week-end gastronomique, qui s'annonce des plus plaisants. L'ambiance se délite quand on découvre le cadavre de l'un des convives. Commence alors un Cluedo grandeur nature ... Miss Lalli n'a pas dit son dernier mot.


Le côté Britannique ...


Ecrit en anglais ce roman policier porte le sceau des romans d'Agatha Christie. Bien que je n'en ai pas lu depuis mes jeunes années il me souvient bien des ingrédients. On rassemble sous quelque prétexte, un week-end sera parfait ; des personnages presque caricaturaux comme une jeune actrice ou un général en retraite qui tous auraient un mobile pour tuer ; dans un cadre qui a son cachet par exemple un vieux manoir ; sans oublier un enquêteur discret mais très observateur, on préférera une Miss, pour réunir au final les protagonistes afin de leur révéler la terrible vérité. Ce petit air de Cluedo avec un plan de la villa en introduction m'a vraiment rappelé des lectures de débutante, et pourtant il y avait un je ne sais quoi de moderne dans ce roman policier.


Ce que j'ai aimé ...


Une atmosphère Bollywoodienne parfois grotesque mais savoureusement indienne, naïve, souriante et exaltée dans les sentiments. Quelquechose de tout à fait indien. Les couleurs, les épices, les festins, la danse sont là pour accentuer l'effet. Par volonté de la traduction le récit est truffé de vocabulaire Indi, Ourdou, Tamoul ... ce qui oblige le lecteur à se référer au lexique en fin de roman, à moins que comme moi vous ne vous contentiez du mystère de ces langues inconnues.


Ce que je n'ai pas aimé ...


L'histoire avance sans rythme, au gré d'un style irrégulier. Il y a d'excellents passages qui ponctuent un ensemble assez poussif :

« - Je ne connais rien au monde de la gastronomie, dis-je franchement.

Mr Bajaj sourit. Un sourire glacial qui m'évoqua les nuits froides et l'impossible distance des étoiles.

- Je vais devoir me rendre compte par moi-même, conclut-il aimablement. »


L'humour de Kalpana SWAMINATHAN m'a dérangée, assez drôle pourtant mais grossièrement féminin. Une variante trop acide de ce qui aurait pu être piquant :


« Sane, qui est piégée tel un poisson un peu gras dans des choses arachnéennes en mousseline de soie et un corsage qui a l'air d'un Wonderbra porté devant-derrière. Elle doit être la seule femme au monde à exhiber un décolleté dans le dos. »


Globalement ...


C'est un who-done-it sans remous, le premier cadavre que tout lecteur aura prévu arrive après deux tiers du roman. Pour un polar à dominante gastronomique disons que l'intrigue manque de saveurs.


Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"









Saveurs assassines : Les enquêtes de Miss Lalli

Kalpana Swaminathan (Livre)


août
30

chaud

Présentation de l'éditeur :

D'abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis de sa fiancée Livia semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît... pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires mêmes ignoraient l'existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d'une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d'août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la sœur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. Un été ardent pour le commissaire préféré des Italiens qui, entre angoisses de l'âge et tourments de la chair, devra, avant tout, garder la tête froide...



ISBN : 978-2265086050

________________________________________________________________


De la couverture et du titre on dirait "un livre pour les filles", du genre outrageusement romantique et estival.


Très méditérranéen pour le moins, il m'a été vraiment difficile de m'adapter à la traduction de cette enquête sicilienne, d'autant que les premiers chapitres sont lourds en dialogues. J'ai finalement pris l'option de laisser chanter la langue mentalement pour me donner un rythme, et ainsi parvenir à ce qu'aurait pu être ma lecture si je lisais le pâtois sicilien d'origine. C'est un grand renoncement pour qui aime la belle langue française et les effets de style.


Une fois qu'on s'y est fait, reste que l'histoire n'est pas prenante et les personnages sont quelconques. Néanmoins, on parvient si bien à ressentir l'atmosphère de la Sicile, que la chaleur est vite insupportable. J'ai perçu la fraîcheur du frigo ouvert par le commissaire et l'irrépréssible envie de bains de mer. Agacée par la redondance des effets, qu'il s'agisse du frigo ou des vêtements trempés de sueur, je crois pourtant que ces répétitions participent à l'accablement caniculaire qui se propage ainsi jusqu'au lecteur comme une traîne savate.


La carte postale sicilienne est complète avec les comportements et réflexes mafieux que Camilleri peint avec fatalisme. C'est presque trop moche pour être vrai.


Comme l'auteur dilue son histoire avec humour et pittoresque le lecteur peut se laisser bercer jusqu'au bout, mais il aura beaucoup plus de facilités à sortir de ce roman qu'à y entrer.


Ce roman m'a été gentillement offert à l'occasion du rallye Books & the city ... Merci !

Un été ardent

Andrea Camilleri (Livre)


juin
20

"QUELQU'UN D'AUTRE", Tonino Benacquista

  • Par fersenette le 20/06/09 - 17:52
  • Dernier commentaire ajouté

Du bonheur d'être soi ...


Vers Tonino Benacquista j'avance, pas à pas. Ceux qui suivent savent que je n'ai encore lu que « le serrurier volant » (courte histoire) et « la boîte noire » (recueil de nouvelles). J'ai donc encore de nombreux Benacquista à lire ;-) Ce qui me désole avec Fred Vargas c'est d'avoir tout lu, heureusement il est des auteurs qui se relisent même lorsque la PAL est vertigineuse comme le bord d'une falaise.


« Quelqu'un d'autre » est passé du statut de roman dans ma PAL à celui de défi  blog-o-trésors. Briévement le concept, sur une généreuse idée de grominou : chaque participant donne la liste des 10 livres qui ont marqué sa vie de lecteur, toutes les listes sont compilées, d'où chaque participant choisira 4 titres qu'il s'engage à lire et commenter. « Quelqu'un d'autre » est l'un de mes choix. Je l'avais déjà acquis lors d'une foire aux livres et retrouvé avec confiance dans la compilation des romans qui ont marqués la vie d'un lecteur. Où il mérite sa place.


L'idée du roman est d'emblée originale. Deux hommes se rencontrent, s'ensuit une cuite et un pari simple. Ils se séparent avec le défi mutuel de changer leur vie en 3 ans et de se retrouver dans ce bar. Les deux personnages vont se succéder au fil des chapitres, le lecteur suit la métamorphose de l'un qui va radicalement changer de nom, de métier, et même de visage ; tandis que l'autre va se révéler meilleur au fur et à mesure qu'il se laisse aller à l'alcoolisme.


Benacquista propose deux procédés contre les faux-semblants, deux alternatives aux apparences prédéfinies. J'ai adoré le thème. Merveilleuses métaphores que l'encadreur qui explose discrètement pour sortir sa vie d'un cadre, et le cadre qui devient supérieur le jour où il cesse de se plier aux bienséances et à la langue de bois dès lors qu'il boit ...


L'écriture de Tonino Benacquista semble simple, elle est accessible, elle parle vrai, pourtant elle réserve des effets sublimes. L'auteur assène par-ci par-là quelques coups de poignard aux absurdités sociales que nous subissons par défaut, auxquelles hélas nous nous plions tous, même les meilleurs.


Quand je pense que j'étais à moins une de passer le chapitre le plus jouissif ! Faut dire qu'il commence et s'étend largement sur la logorrhée d'un personnage suffisant, étalant ses exploits de restaurateur de plafond devant une assemblée de bouches bées. Je n'avais rien vu venir, je sous-estimais Benacquista qui ne m'aurait jamais fait perdre ainsi mon temps mes yeux pour rien. Je ne peux pas vous dire comment car je m'en voudrais de vous gâcher ce bonheur, mais la gifle fut magistrale.


Un bémol, le point noir que je voudrais presser de deux doigts déterminés : une ode à l'alcool, la mélopée de l'ivresse, gare aux chants des sirènes ! Dieu vous préserve de l'alcoolisme.


Je vous livre un court extrait :

«  l'acharnement de Didier à s'imposer dans les conversations était devenu insupportable. Il faisait partie de ceux qui accaparent le ballon à grand renfort de croche-pieds, pour ne jamais marquer. »









Quelqu'un d'autre

Tonino Bénacquista (Livre)


juin
1

Le magasin des suicides -Jean TEULé

  • Par fersenette le 01/06/09 - 11:38
  • Dernier commentaire ajouté

Merci à Valunivers d'avoir fait circuler cet amusant petit roman !


J'ai globalement bien aimé l'histoire de cette famille, un peu Adams, qui distribue consciencieusement la mort dans un monde futur pas vraiment daté. Il y pleut des pluies acides, on peut donc situer un futur proche ... !


Le ton est à la fois acide comme la pluie et gai comme un cartoon, j'ai juste trouvé le Happy End un peu longuet, on en fini plus de se découvrir heureux.


Un petit roman bon pour le moral à lire entre deux gros pavés trop noirs.


Ce livre se trouve proposé dans le catalogue des livres voyageurs, je vous l'envoie quand vous voulez!

Le Magasin des Suicides

Jean Teulé (Livre)


mai
29

Mort aux cons - Carl Aderhold

  • Par fersenette le 29/05/09 - 22:22
  • Dernier commentaire ajouté

Voilà un roman qui sait être alléchant, par sa joyeuse couverture qui vous fait la fête, ainsi que par son titre très provocateur évidemment. Un roman noir avec beaucoup de gens qui meurent, un serial killer "hors série" ... sera-t-il démasqué ?


Sans trop hésiter je dirais que c'est un roman qui vaut d'être lu, le sujet est excellent, l'humour noir est omniprésent, les questions se présentent fatalement au lecteur. Le seul risque est de se reconnaître "con" au détour d'une page. J'ai pris le risque, sans regret.


Festival de cons à dégommer, vous en reconnaîtrez beaucoup hélas certains vous manqueront. Moi j'ai regretté de ne pas trouver le con du cinéma qui se déchausse derrière à hauteur de vos narines, celui qui vous colle dans une file d'attente figée, et les innombrables cons des transports en commun. Pourtant l'auteur tente d'être exhaustif, du moins il creuse son sujet pour en arriver à quelques définitions expérimentales mais bien pensées, comme par exemple :

« La connerie, c'est très exactement une absence d'humanité. » Ou : « Le con ne doute jamais. »


Les deux premiers tiers du roman avancent avec sympathie avant que le roman ne prenne un tournant. Ensuite on s'emmêle dans une confusion porno-philo-médias ... Bref, le roman aurait pu être plus court, mais c'est une très belle tentative, un premier roman encourageant.


Voilà, une bonne idée, une écriture drôle et efficace, un auteur à suivre !




Mort aux cons

Carl Aderhold (Livre)


déc.
10

Dérives

  • Par fersenette le 10/12/08 - 11:28
  • Dernier commentaire ajouté

Il m'avait prévenue, Pascal DESSAINT, c'est très noir. Moue dubitative, paupières froncées, il a corrigé le titre : « les hommes sont courageux » ... et si fragiles, vive la vie !


Vive la vie bien sûr, Pascal aime la nature, les animaux ... et donc les hommes, le vin et ses amis. Des amitiés si fortes qu'on pourrait se cogner sans se tenir rigueur, donner un coup de mains pour un meurtre qui n'en sera pas un, partager des solitudes, des dérives et de belles morts, toujours une paillette au coin de l'oeil. Aimer est une douleur, autant qu'une plénitude.


C'est un recueil de nouvelles noires, et facétieuses, j'ai aimé.


Les hommes sont courageux

Pascal Dessaint (Livre)


sept.
11

Plog !

Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.


Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.


Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.


Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.


Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.

Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.



Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery

Un lieu incertain

Fred Vargas (Livre)


août
8

Un mauvais cheval à découvrir

  • Par noircestnoir le 08/08/08 - 13:23
  • Dernier commentaire ajouté

Il y a deux ou trois mois de cela, j'ai retrouvé une vieille connaissance sous la forme d'un recueil de nouvelles intitulé Le Mauvais cheval. L'auteur s'appelle Damon Runyon. J'ai commencé à lire des textes de ce nouvelliste il y a belle lurette sur les conseils de Robert Soulat qui dirigeait à cette époque la collection "série noire". Il m'avait conseillé la lecture de damon Runyon qu'il considérait comme un précurseur du genre. C'est ainsi que je découvris la biographie d'un individu hors norme qui avait réussi à intégrer l'armée américaine à l'âge de quatorze ans lorsqu'un conflit éclata entre son pays et l'Espagne à propos des Philippines. Plus tard journaliste, il devient expert sportif et fait merveille pour relater l'ambiance d'un combat de boxe ou d'une course de chevaux. Au début des années 30, Runyon commence à écrire des contes qui se déroulent généralement à Broadway. Il se retrouve tous les soirs dans ce quartier new-yorkais, au restaurant Lindy. Côtoie toute la nuit la faune qui hante ces lieux et au petit matin, rentre chez lui écrire un conte que les réseaux de journaux s'arrachent car Runyon possède l'art de la narration. Non seulement il écrit tout au présent mais il sait rendre vivantes les scènes les plus quotidiennes en usant d'un argot empreint de poésie, sans jamais une once de vulgarité ; il met en scène le monde populaire, les paumés, les prostituées et les gros durs pour lesquels il invente des surnoms pittoresques : Poudre d'escampette, Cal Orifère, Kid la pastille, Hymie œil de banjo, et raconte de truculentes histoires pleines d'humour et de sagesse. Ce nouveau recueil présente neuf textes inédits qui devraient vous séduire. Dernier détail : 29 films ont été tirés de ses contes notamment Blanches colombes et vilains messieurs avec Frank Sinatra et Marlon Brando.

On peut aussi trouver en folio "Broadway mon village", "Nocturnes dans Broadway" et "Le Complexe de Broadway". Humour garanti !


Damon Runyon : Le Mauvais cheval , Rivages poche, 265 pages, 8,50 euros.




août
7

salmigondis

  • Par goyaveines le 07/08/08 - 12:56
  • Dernier commentaire ajouté

Partie à la recherche des salmigondis ... j'ai du moins trouvé ce site des correcteurs du monde qui en passionnera plus d'un !

Je m'éloigne légèrement du thème du polar, mais certainement pas de la beauté de la langue française :-)


août
6

Vote pour des Ecrits Vaines

  • Par fersenette le 06/08/08 - 12:02
  • Dernier commentaire ajouté

je ne dis pas une auteure même si ça donne un cachet féministe et j'ai lu hier sur le site des correcteurs du Monde un commentaire qui disait en gros, on a un acteur et une actrice. Pourquoi n'a-t-on pas une acteure. Je reprends le commentaire de Noirc'estnoir :

"Tout simplement parce que ce n'est pas un vrai féminin et sous des dehors évolués, en fait on cantonne la femme à un féminin qui découle du mot masculin. Autres exemples : directeur directrice - facteur factrice - éducateur éducatrice - mais on trouve aussi catcheur et catcheuse -pleureur (le saule) et pleureuse alors on pourrait organiser un petit vote parmi les membres de la liste et la réponse majoritaire, sera utilisée désormais sur la liste. QU'EN PENSES-TU ?


auteur - auteure

auteur - auteuse

auteur - autrice"

août
4

Thriller du XIII ème siècle

  • Par adrenalinetequila le 04/08/08 - 16:17
  • Dernier commentaire ajouté


Je me suis enfin décidée à lire ce roman à succès, vous l'aurez probablement lu bien avant moi !



* L'auteur


Romain Sardou est bien le fils de Michel et le petit fils de Jacky. Il est né le 6 janvier 1974 et après avoir voulu faire du thêatre, il se passionne pour l'écriture. Il part un temps écrire des scénarii pour enfants chez Disney et revient en France pour écrire des romans.

"Pardonnez nos offenses" est son premier roman, publié en 2002 chez XO.



* La couverture


Il s'agit d'une partie du tableau "Le Voyage de Tondal" de Jérome Bosch.

Monsieur Bosch est un peintre hollandais du XVIème siècle spécialisé dans les oeuvres à caractère hérétique ! Il représente des scènes religieuses mais fait tout pour faire dresser le poil de toutes les grenouilles de bénitier. Ca tombe plutôt bien, l'hérétisme est un des fils conducteurs du roman (rien à voir avec l'érotisme ! je précise pour les incultes !). Une couverture dérangeante donc, mais qui interpelle le lecteur et le pousse à tout observer en détails.



*La sombre histoire



Romain Sardou nous entraîne en plein hiver 1284 dans un petit diocèse près de Toulouse. Un diocèse aux allures bien tranquilles. Et pourtant, une année auparavant, deux petites filles ont retrouvé dans un cours d'eau des "morceaux" d'êtres humains. Une fois le puzzle reconstitué il s'est avéré qu'il s'agissait d'un chevalier et de deux jeunes enfants (des jumeaux). Bizarre mais pas étonnant puisque en amont du cours d'eau se trouve le village d'Heurteloup, village qui aurait été pris par le diable il y a plusieurs décennies.

Oui mais pour un village oublié, Heurteloup semble intéresser beaucoup trop de monde... et notamment Rome.


* Les protagonistes


J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de personnages. Surtout au début, avant de rentrer vraiment dans l'histoire. Et puis en plus comme ce sont des prénoms moyennageux, ils ne sont pas évidents à retenir !

Du coup, comme l'histoire tourne autour de trois personnages centraux qui ne se croiseront pas ou peu, je ne vous présenterai que ceux-ci.

Trois hommes. Trois hommes d'une trentaine d'années. Trois hommes d'une trentaine d'années et ayant offert leurs vies à l'Eglise. Trois hommes en marge de cette même Eglise et de ses traditions.

Et pourtant, ces trois personnages sont diamétralement opposés.


* Henno Gui


C'est un jeune prêtre qui a été convoqué par l'évêque Haquin pour remettre les villageois de Heurteloup (qui n'ont pas vu l'ombre du moindre homme d'Eglise depuis une trentaine d'années) dans le droit chemin de la foi.

La tâche est lourde et périlleuse, mais Henno Gui est un jeune homme courageux. Il est également très bon orateur et arrive par le seul don de la parole à faire dire aux gens le contraire de ce qu'ils pensaient avant de le rencontrer. Il connaît également bien la médecine, mais plus dans le style rebouteux spécialiste des plantes médicinales.

C'est un personnage très agréable qui nous guide en douceur à travers cette histoire.


* Le moine Chuquet


Chuquet est le vicaire du diocèse de Draguan. Il était un peu le secrétaire particulier de l'évêque Haquin avant que celui-ci ne soit mystérieusement assassiné. Il va avoir alors la difficile mission d'emmener la cadavre de son évêque à travers le rude hiver jusqu'à la capitale. Il suppose que la famille de Chuquet se trouve à Paris et compte leur rendre le corps du défunt. Lui qui rêvait d'aventures sans pouvoir espérer en vivre un jour au fin fond de son diocèse perdu, il va se retrouver entraîner de mystères en mystères.

C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé. En effet, il a un caractère relativement effacé et au début on remarque à peine son personnage. Puis au fil de ses périgrinations vers Paris, on commence à s'intéresser à lui et à admirer son courage. Puis c'est un personnage qui va prendre toute son ampleur au fil des pages... mais chuuuttt.... ;o)


* Aymard du Grand-Cellier


Fils d'Enguerran du Grand-Cellier, appelé le Chevalier Azur pour sa loyauté lors des Croisades.

Après avoir été un soldat turbulent et bien moins glorieux que son père, Aymard est entré dans les ordres et est devenu abbé. Oui mais... l'ordre qu'il fonde est purement hérétique avec sacrifices de vierges etc... Son père ne peut laisser son honorable nom être sali ainsi et va donc livrer son fils à Rome pour la peine qui sera décidée par le Pape. Oui mais... Alors qu'Aymard aurait dû être pendu haut et court, Rome et ses dirigeants vont lui trouver une toute autre utilité.

C'est un personnage sombre et imprévisible. Au départ il n'est pas très intéressant, mais ce qui va lui arriver est tellement hors du commun qu'on s'attache à ce personnage détestable.




* Ce que je n'ai pas aimé



•• Au début de la lecture, je me suis dit "mon dieu où je suis tombée, je vais jamais arriver à le lire". Au début, on nous balance un tas de personnages (qui ne font même pas partie de l'intrigue) et d'informations. C'est assez destabilisant. Heureusement ça ne dure qu'une vingtaine de pages.

•• Par contre c'est vrai que tout au long du livre on nous présente une foultitude de personnages qui se ressemblent un peu et qui ont des noms à coucher dehors. Du coup si on ne suit pas, on est largué. Vraiment pas le type de roman que tu peux lire en pointillés.

•• Le thème de la religion catholique peut en refroidir certains. Tous les personnages ou presque sont des religieux, toute l'intrigue tourne autour de la religion... et pourtant elle ne semble pas omniprésente. On se passionne pour l'intrigue, mais on se rend compte que la religion n'est qu'un prétexte au suspens.

•• La période à laquelle se déroule l'action. Mais il s'agit d'un inconvénient personnel puisque étrangement je n'ai jamais été attirée par cette période. Je crois même que c'est le premier roman que je lis qui s'y déroule...

•• Si vous cherchez une histoire d'amour passez votre chemin c'est pas dans un milieu d'hommes et religieux en plus que vous allez dénicher beaucoup de jupons !!!


* Ce que j'ai aimé


•• Le suspens. J'ai été prise dans cette histoire comme on pourrait l'être dans un tourbillon. A un tel point que ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Lutter le soir pour en lire un maximum alors que je tombais de sommeil. L'emmener avec moi pendant la journée pour le lire dés que j'avais une minute.

En plus, jusqu'à la fin, on n'a aucune idée d'où veut nous mener l'auteur et c'est ça qui est passionnant.

•• Les personnages. Pas facile de rendre attachants une tribu de personnages tous aussi différents et qui ne rentrent pas dans les critères habituels des héros de belles histoires.

•• La découpage des chapitres. Chaque chapitre est consacré à l'un des trois personnages centraux et à l'évolution de sa situation. En général, un chapitre se termine à un passage crucial pour le personnage et lorsqu'on attaque le suivant, on n'a pas la réponse à notre question puisqu'on change de personnage. C'est assez déroutant, mais c'est ce qui fait qu'on dévore autant ce roman.

•• Le style. Il est à la fois simple et recherché. En effet j'avais voulu lire "Le Nom de la Rose" d'Umberto Ecco (ah ben tiens voilà un roman où l'action se déroule au Moyen Age !) mais après les premières pages de prières interminables en latin j'ai laissé tomber. Ici on est dans le même environnement, mais la lecture est ouverte à tous, quel que soit notre âge ou notre religion. Romain Sardou utilise des mots et des expressions d'époque mais n'en surcharge pas son récit de manière à ce que le lecteur ne soit pas perdu en route.

En plus, ce style si simple avec ces chapitres bien découpés peut paraître simpliste, mais c'est une véritable recherche. En effet, dans les cinquante dernières pages, alors que le rythme s'accélère et que l'on est tout près de toucher au but, les chapitres deviennent de plus en plus courts et l'on jongle entre les personnages pour les voir arriver vers le même but. On ne s'en rend par forcément compte à la lecture, mais en analysant avec un peu de recul ça saute aux yeux !


Pardonnez nos offenses

Romain Sardou (Livre)


Écrivains talentueux des Etats-Unis au siècle dernier, John O'Hara et O. Henry sont inconnus d'une majorité de lecteurs. Grâce aux éditions Pascuito ces deux géants sont en train de revivre une seconde existence.


Depuis 2006, Bernard Pascuito a publié cinq titres des deux compères cités plus haut. Et c'est un vrai bonheur pour tous les amoureux de la littérature américaine de pouvoir disposer de trois ouvrages inédits accompagnés de deux rééditions dont les traductions ont été révisées. Avant toute chose, j'attire votre attention sur une petite curiosité : dans un manuel littéraire, John O'Hara et O. Henry pourraient être classés à la même page, presque à la suite. Il n'en est rien et en regardant attentivement leurs patronymes, vous constaterez que si O'Hara est bien le nom du premier, celui du second est Henry, car le O. suivi d'un point et non d'une apostrophe représente l'initiale du prénom. Comme il s'agit d'un pseudonyme, la façon dont O. Henry l'adopta mérite bien quelques lignes. Natif de Greensboro en Caroline du Nord, William Sydney Porter voit le jour en 1862, un 11 septembre. Adulte, il ne suit pas les traces de son médecin de père car après un bref séjour dans une pharmacie, il préfère travailler dans un ranch du Texas, puis dans une banque d'Austin avant de devenir journaliste pour un quotidien d'Houston. Un peu plus tard, inculpé de détournement de fonds, il préfère se réfugier au Mexique plutôt que de comparaître au procès qui lui est intenté par son ancienne banque. Mais il joue de malchance avec son épouse restée au Texas. Celle-ci est atteinte d'une maladie mortelle et en lui rendant une ultime visite, il est arrêté par la police et interné au pénitencier fédéral de l'Ohio. Il y passe trois années durant lesquelles il écrit ses premiers textes et sympathise avec un de ses gardiens, un certain Orrin Henry qui va l'inspirer quand une fois libéré, William Sydney Porter s'installe à New York et troque son patronyme contre le nom de O. Henry sous lequel il va signer plus de six cents nouvelles, publiées dans dix collections différentes . Ses personnages sont souvent des filous ou des adeptes du système D. et nombreux sont ses textes de connotation policière.

O. Henry meurt en 1910, à l'âge de quarante-huit ans pour cause de « tuberculose aggravée » mais on sait aussi que l'artiste ne suçait pas de la glace. Il consommait chaque jour deux bouteilles de whisky. Après sa mort, les milieux littéraires états-uniens créeront le Prix O. Henry, prestigieuse récompense attribuée à la meilleure nouvelle étatsunienne de l'année. Si cet Américain prolifique se lit encore aujourd'hui avec un intense plaisir, il le doit d'abord à la tonalité d'une œuvre où liberté et solidarité sont des thèmes dominants. Ses histoires empreintes de tendresse et de drôlerie s'appuient sur un humour qui, loin d'être démodé, surprend souvent par une chute étrange ou inattendue avec laquelle le destin se trouve aux premières loges. Il écrit par exemple avec humour : « Au Texas, la conversation est rarement continue. On peut intercaler un kilomètre, un repas et un assassinat entre deux discours sans pour cela nuire à la thèse ». Il doit aussi son succès à ses personnages ni totalement bons, ni entièrement mauvais qui comme l'a écrit Antoine Blondin : « sont moins de mauvais garçons que de mauvais sujets avec ce que cela implique de mitigé ». Après La Théorie du chien, composé de huit nouvelles inédites, Un peu de couleur locale est un nouveau recueil avec huit textes inédits également traduits par l'excellente Michèle Valencia. Malfrats et escrocs à la petite semaine peuplent nombre de ces nouvelles avec quelques personnages récurrents comme Shamrock Jones et le docteur Whatsup, pastiches de Holmes et de Watson ou encore Martin Burney qui dans un récit resté fameux, kidnappe un garçon tellement insupportable qu'il est obligé de payer les parents pour qu'ils acceptent de reprendre leur rejeton.


Considéré aux Etats-Unis comme l'un des cinq plus grand écrivains du XXe siècle , John O'Hara (1905-1970), lui aussi fils de médecin, va exercer quelques petits boulots avant de devenir journaliste. Scénariste à Hollywood à partir de 1934, il publie la même année son premier et plus célèbre roman, Rendez-vous à Samarra. Écrit dans la veine naturaliste, c'est le récit d'une déchéance à l'issue tragique mais c'est aussi la description réaliste et pointilleuse de la bourgeoisie d'une petite ville de Pennsylvanie durant la période de la prohibition, c'est-à-dire les années 1920. Auteur d'une douzaine de romans et de plusieurs recueils de nouvelles, John O'Hara est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de la société américaine et de ses classes sociales. Cette réputation non usurpée s'appuie sur des ouvrages comme A corps perdu (ou La Rage de vivre) chronique de la famille Caldwell qui domine la ville de Pen avec comme symbole de cette domination, Grace Caldwell Tate qui mord la vie à pleines dents et fait scandale avec son mariage et ses adultères ; ou comme Une lueur de paradis dont le narrateur James Malloy, scénariste à Hollywood, a une liaison avec Peggy, une jeune communiste, employée de librairie. Mais cette idylle va avorter lorsque le père de la jeune femme, disparu des années durant, refait surface venant perturber la vie du couple. Court roman inédit La Fille sur le coffre à bagages a de nouveau comme protagoniste James Malloy pas encore scénariste mais attaché de presse d'une société de cinéma. Il a mission d'escorter la star Charlotte Sears durant son séjour à New York et il éprouve vite de la sympathie pour l'actrice qui est la maîtresse de Thomas, homme d'affaires lié à la pègre. En rentrant d'une réception très bourgeoise, le couple est victime d'un accident de voiture. Thomas est tué, Charlotte défigurée et une fois encore, un récit qui commençait bien s'achève tragiquement. Les bluettes à l'eau de rose ce n'est pas le genre de la maison O'Hara.



Bibliographie

Editions Pascuito pour tous les titres.

O. Henry : La théorie du chien, 125 pages, 12 euros. Un peu de couleur locale, 151 pages, 17 euros.

John O'Hara : Une lueur de paradis, 165 pages, 16 euros. La Fille sur le coffre à bagages, 141 pages, 16 euros.


juil.
24

La vague des auteurs nordiques

  • Par cridouce le 24/07/08 - 13:15
  • Dernier commentaire ajouté

Je ne me sens pas très à l'aise dans l'exercice des fiches de lecture. Loin s'en faut ! et pourtant j'adore vous lire, merci à vous qui savez partager le détail de vos lectures et susciter notre curiosité :-)


Je suis surprise qu'ici il n'a jamais été évoqué d'auteur nordique. Ils sont pourtant encensés par les lecteurs ainsi que la critique. Leurs romans s'arrachent chez les libraires de même qu'ils innondent les têtes de gondoles. Le Best seller de l'été me semble sans conteste la trilogie de STIEG LARSSON, Suédois. Nous connaissions déjà le Suédois HENNING MANKEL, il y a l'Islandais ANALDUR INDRIDASON, JO NESBO un Norvégien, ... et j'en oublie certainement beaucoup d'autres !


Les avez-vous lus ? qu'en pensez-vous ? les auteurs de polars nordiques peuvent ils damer le pion aux anglo-saxons ?

juil.
23

le titre du polar le plus long au monde

  • Par noircestnoir le 23/07/08 - 12:17
  • Dernier commentaire ajouté

Le nom de Michel Boujut évoquera peut-être pour vous « Cinéma cinéma », cette célèbre émission de télévision des années 80/90 dont le générique nous montrait un individu en trench coat ouvrant dans un long couloir une multitude de portes (Eddie Constantine dans Alphaville de Godard). Grand amateur de cinéma et de jazz, touche-à-tout de génie, Boujut est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dans lesquels il mêle souvent ses passions. Ainsi son roman Les Jarnaqueurs (1998), est une aventure de Gabriel Lecouvreur surnommé le Poulpe, ponctuée de références cinématographiques. L'action se déroule à Jarnac, sa ville natale où le cercueil contenant le corps de François Mitterrand a disparu. Souffler n'est pas jouer (2000), met en scène Louis Armstrong et son orchestre qui viennent d'arriver à Paris, durant l'année 1934. Deux gangsters américains ont pour mission de ramener le célèbre trompettiste aux Etats-Unis. Son plus récent opus porte un titre qui, certainement, figurera pour sa longueur dans le livre des records : « La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive ». Le point de départ de ce récit s'inspire d'un fait divers survenu à Toulouse en janvier 1959. Le jeune patron d'une boîte de jazz fut abattu par le chef d'un trio de malfrats qui voulait obliger la victime à payer leur protection. Mêlant fiction et réalité, Michel Boujut raconte avec sa verve coutumière le parcours de Marie-Thérèse, la maîtresse du tueur.


Bibliographie :


Michel Boujut : La vie de Marie-Thérèse qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive, Rivages/noir, 178 pages, 8 euros.




juil.
23

Halte au saccage de la langue française ...

  • Par fersenette le 23/07/08 - 11:30
  • Dernier commentaire ajouté


N'hésitez pas à télécharger cet encart et à le diffuser sur vos blogs et diverses participations sur le monde du net !

juil.
13

Fred VARGAS, Frontignan (Juin 2007)

  • Par fersenette le 13/07/08 - 23:59
  • Dernier commentaire ajouté


Utilisez le lien ci-dessous pour savoir que F Vargas est totalement archéologue et qu'elle construit ses romans comme on part à la pêche ...


http://www.dailymotion.com/video/x3vlh4_fred-vargas-a-frontignan-firn-juin_creation

juil.
10

la guerre et le polar

  • Par noircestnoir le 10/07/08 - 23:40
  • Dernier commentaire ajouté

Les guerres ont souvent servi de décor à des fictions policières tant ces périodes tourmentées s'accordent avec l'atmosphère du thriller et du roman noir. Plusieurs romans récents en fournissent à nouveau une brillante illustration ;



J'ai fait la connaissance d'Alain Berenboom en février dernier au salon polar de Bruxelles. Avocat spécialiste des droits d'auteur, professeur à l'Université libre de Bruxelles, administrateur de la cinémathèque royale de Belgique et chroniqueur au quotidien belge « Le Soir », il a également publié six romans. Son dernier opus, Périls en la demeure, débute à Bruxelles, le 8 janvier 1947. La guerre et les années d'occupation allemande ont bouleversé l'existence des citadins et les personnes disparues se comptent par dizaines. Cette situation a incité Michel, ancien fonctionnaire, à devenir détective privé. Une jeune femme l'engage pour retrouver son frère Yann, brusquement disparu. Ancien résistant, il travaillait depuis la libération du pays au ministère des Affaires étrangères. La recherche de Yann s'avère compliquée car, le lecteur le comprend rapidement, cette disparition dissimule un lourd secret. Pour cette raison, Michel Van Loo, enquêteur débutant, rencontre bon nombre d'obstacles car ils sont plusieurs à vouloir empêcher que certains faits soient étalés au grand jour. Par exemple, comment des familles belges se sont enrichies sur le dos des juifs. Au-delà de ces faits connus mais qu'il convient de rappeler régulièrement, l'action se déroule sur fond de guerre civile larvée entre les partisans du roi Leopold III et ceux qui préfèrent l'instauration d'une république. Dans ce bouillonnement politique, les divers partis se réclamant du communisme passent le plus clair de leur temps à se disputer entre eux. Après bien des péripéties, le détective touche au but, soutenu efficacement par Anne, son amie de cœur, Federico, un coiffeur italien, ancien partisan communiste et Hubert, un pharmacien juif. Nostalgique et drôle, ce roman qui explore le passé de la Belgique tendrait à démontrer que la crise apparue en 2007, menaçant le pays de scission entre Flamands et francophones, a débuté il y a soixante ans.

La ville sans regard, premier roman de Mathias Bernardi, se déroule du 2 au 17 octobre 1942 dans Paris et sa banlieue sous occupation nazie. Le propos, parfaitement réussi, de l'auteur, est de dépeindre comment cette situation extrême favorise tous les possibles et secrète tous les drames. Selon un procédé inauguré par James Ellroy, la narration, fort bien maîtrisée, s'articule autour de plusieurs personnages centraux au caractère bien trempé dans le cynisme et l'absence de moralité. Les plus abjects sont français : le chef gestapiste Gaillac et son adjoint Xavier Dailans. Celui-ci, lors de l'interrogatoire musclé d'un groupe de cheminots résistants, apprend qu'un convoi de tableaux volés par les nazis doit bientôt partir d'une gare proche à destination de Berlin. À l'insu de son chef, Dailans s'entoure de quelques spécialistes à sa solde et les membres de son petit commando, déguisés en soldats SS, assassinent les sentinelles du train pour dérober une douzaine de toiles de grande valeur. Le vol découvert, l'effervescence est de mise parmi les hauts gradés de l'armée allemande. Une enquête est confiée au commandant Vorminski qui parle couramment français. Il trouve un solide appui auprès de Thomas Lavrenti, un jeune policier français proche de la résistance mais désireux de se venger des gestapistes qui l'ont humilié puis battu à mort. Démasqué par son supérieur, Xavier Dailans est obligé de lui révéler les détails du vol tout en lui garantissant une grosse partie du butin. Mais pour garantir leur sécurité vis-à-vis des officiers nazis qu'ils côtoient quotidiennement, ils ne tolèreront aucune personne susceptible de les identifier. Pour ce faire, ils multiplieront les provocations, les assassinats, les chantages, les exécutions de résistants et d'otages et le récit s'achèvera de façon inattendue pour le lecteur mais tout à fait dans la logique de cette histoire très noire. Précisons qu'il ne s'agit pas d'une analyse sociologique de l'occupation, mais d'un thriller très efficace, bien construit avec des personnages forts et habiles en manipulation. La ville sans regard, premier roman du trentenaire Mathias Bernardi, constitue une belle réussite.

Nourri très jeune de littérature américaine, Roger Martin est connu comme l'un des grands spécialistes de l'histoire des Etats-Unis, en particulier du ku klux klan sur lequel il a composé une série en bandes dessinées qui compte actuellement six albums. Avec son dernier roman, Jusqu'à ce que mort s'ensuive, il a choisi de raconter une histoire qui explore le racisme au sein même de l'armée américaine. On aurait pu penser que lorsque des hommes sont ensemble confrontés au même danger, ils ne se soucient pas de la couleur de leur peau. Pas du tout. C'est la cruelle réalité qui frappe de plein fouet Douglas Bradley, un fils de la bourgeoisie noire d'Atlanta, dont le père, supporter du président Bush, est le patron local de Coca Cola. Hélas pour le papa, son rejeton, brillant étudiant, n'a pas envie de finir sa vie dans les bouteilles. En effet, Douglas, suivant l'exemple de Colin Powell, rêve de faire une carrière comme officier dans l'armée. Il déchante lorsque sa candidature est rejetée et davantage encore lorsqu'il en découvre la raison : « en 1944 son grand-père, alors soldat débarqué en Normandie, accusé de viol, a été pendu ». Pourtant Douglas ne se résigne pas. Convaincu de l'innocence de son aïeul, il entame une quête. En France, sur les lieux du drame, après bien des péripéties, il découvre l'incroyable vérité. Méfiez-vous car ce thriller fort dérangeant de Roger Martin est le genre d'ouvrage capable de vous faire passer une nuit blanche. Il s'agit d'un roman, mais un avertissement précise qu'entre 1944 et 1945, une centaine de soldats noirs furent exécutés en France, en Angleterre et en Belgique.

Faute de place, mentionnons deux autres excellents titres : La cote 512, de Thierry Bourcy (Folio policier) le jeune flic Célestin Louise, en première ligne à Verdun en 1914, enquête sur la mort de son lieutenant tué d'une balle dans le dos. Qui se souvient de Paula ?, de Romain Slocombe (Syros « Rat noir »). Paule Carlin, fille d'un peintre célèbre, échappe à la rafle du Vel' d'Hiv' du 16 juillet 1942, mais...


Bibliographie

Alain Berenboom : Périls en ce royaume (Bernard Pascuito éditeur), 330 pages, 17,95 euros.

Mathias Bernardi : La ville sans regard (JC Lattès), 412 pages, 18 euros.

Roger Martin : Jusqu'à ce que mort s'ensuive (Le Cherche Midi) 366 pages, 17 euros.


Le salon du livre de Pen'March (Morbihan) a attribué le prix du Goéland masqué au roman Black Power (édit. du Barbu). Ce savoureux polar est signé Yvon Coquil, ouvrier aux chantiers navals de Brest.





juin
9

Avant la plage abandonné

  • Par intrigue le 09/06/07 - 20:17
  • Dernier commentaire ajouté

abandonné vers la 432ème pages sur un total de 620 et quelques, t^tue pourtant, mais je n'en pouvais plus. Parfiatement bien écrit car Elysabeth georges est un bon auteur on le sait, mais la mayonnaise ne prenait pas, et l'atmosphère marine-celtique promise par la couverture ne passait pas dans cette intrigue sans ressort.

Ai je eu tort de ne pas aller au bout ?

Un nid de mensonges

Elizabeth George (Livre)


févr.
19

Misère

  • Par sankourgan le 19/02/07 - 09:13
  • Dernier commentaire ajouté

Dans quoi es tu allée te fourrer pauvre Fred ?

Le film est minable. Les personnages n'ont aucun caractère loin s'en faut c'est pourtant tout l'essentiel de l'oeuvre de Vargas et surtout pour "les adamsberg" alors que d'autres comme "sans feu ni lieu" sont plus portés aux dialogues.

Par pitié lisez la et évitez le film !

Pars vite et reviens tard

(Film à l'affiche)


Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté