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Quelques souvenirs inoubliables (Janvier-Juin)

  • Par fred le 24/01/04 - 15:45
    (mis à jour le 04/09/06)
Des rencontres, des paysages, des moments magiques, je vous ai regroupé quelque uns des plus grands moments du voyage de Janvier à Juin.

Rencontre avec la nonne de Phnom Sampeau
extrait de l'article Cambodge (14/01/03 au 20/01/03)

(...) Nous atteignons Phnom Sampeau. Il s'agit d'une colline sacree ayant en particulier joue un role important durant la periode Khmer Rouge. D'une part, elle servait a defendre la ville de Battambang contre les Khmers Rouges qui avaient leur base pres de la frontiere thailandaise. On trouve d'ailleurs toujours en haut de cette colline des pieces d'artillerie qui furent utilisees par les vietnamiens dans les annees 80 lorsqu'ils prirent le controle du pays et repousserent les Khmer Rouges. D'autre part, cette colline fut un des "Killing Fields": de nombreuses personnes y furent assassinees entre 1974 et 1978 durant le regne des Khmers Rouges. Ils etaient egorges, emprisonnes dans des cavernes sans nourriture, ou jetes du haut d'une falaise s'ils presentaient le moindre signe d'education. Certains ossemements sont toujours presents afin de rappeler les atrocites qui furent commises en ces lieux.

Le pays reste encore fortement marque par cette periode sanglante. L'un de nos guides avait perdu son pere et une soeur durant cette periode : le premier avait ete execute car il etait soldat de l'armee royale, et la seconde etait morte de la dengue (il n'y avait plus d'hopitaux ni de medicaments a cette epoque). L'autre guide avait perdu 2 freres et 2 soeurs (sur 9 enfants). Son pere avait ete rescape parce qu'il n'etait jamais alle a l'ecole.

Outre l'impact sur les cellules familiales, la majorite des 3000 monasteres furent detruits et les moines extermines. Il est frappant de voir aujourd'hui la renaissance du bouddhisme depuis le debut des annees 90 : on voit un nombre impressionnantde Wats flambant neuf ou en cours de construction.

Mais revenons a l'excursion de la journee. Lors de la montee, notre guide nous montre d'etranges plantes qui une fois humidifiees avec de la salive envoient de droles de projectiles ! Sur le sommet de la colline, nous jetons un coup d'oeil a un petit monastere. Une venerable nonne d'une soixantaine d'annees nous y accueille avec une gentillesse surprenante. Elle commence a nous raconter son histoire. Son nom: so vann keo sor sock kror op. Habitant d'abord pres de Khompong Thom au debut des annees 70 lorsqu'elle devint nonne, elle abrita une armee fidele au roi Sihanouk qui combattait contre les americains. Durant les bombardements de ces derniers, elle protegea ses fideles par ses prieres. Ensuite, elle se cacha dans une caverne pendant 6 ans lorsque les Khmers Rouges prirent le pouvoir. Enfin, elle decida de venir habiter sur le sommet de Phnom Sampeau, ou elle vit depuis plus de 20 ans.

Elle ajoute que c'est la premiere fois qu'elle parle de la sorte a des touristes. Notre guide est d'ailleurs tres surpris. Elle nous demande une photo chacun avec nos noms en souvenir. Lorsque nous verrons une etoile filante ou nous sentirons de bonnes odeurs d'encens, cela signifiera qu'elle prie pour nous. De notre cote, nous devrons bruler 9 encens si nous souhaitons prier pour elle. Si nous sommes perdus dans la foret et nous ne trouvons pas d'eau, une priere nous permettra de denicher une source d'eau infinie.

Intrigue par tant d'attention a notre egard, nous continuons a lui poser plusieurs questions. Elle finit par tout nous expliquer. Elle a ete tres malade durant les 25 derniers jours, ne pouvant quasiment plus marcher. Durant la nuit derniere, elle a fait un reve a 3 heures du matin lui predisant qu'elle rencontrerait aujourd'hui les reincarnations de son fils, son neveu et sa niece lorsqu'elle etait mariee il y a tres longtemps (dans une vie anterieur au royaume d'Angkor) au roi Dekjodamdent, un heros lie aux legendes locales. Dans ce reve, elle nous aurait protege de quelqu'un souhaitant notre mort. Comme par miracle, elle a retrouve la plupart de ses forces a la fin de ce reve premonitoire. Elle s'est donc leve, a mis de la musique traditionnelle et a commence a nettoyer son petit temple a partir de 5 heures du matin en attendant notre arrivee.

J'etais donc son fils dans ces vies anterieures, et mon nom etait alors Preachan ko maa. Anne etait sa niece et son nom etait Bot ton mei leia. Notre guide etait son neveu et son nom etait Tchen no wea ko maa. Notre guide a eu du mal a traduire ces noms car il s'agit de sanskrit.

Parce que j'avais la peau grasse lorsque j'ai pris la photo que je lui ai donne, le Flash s'etait reflechi sur ma peau. La nonne interprete ce phenomene comme une aura s'emanant de moi...

Elle ajoute que nous pouvions continuer nos vies tranquillement car nous n'avions pas commis de peches majeurs. Quant a elle, il lui faudrait encore plusieurs vies en tant que nonne afin de recuperer du merite suite aux graves fautes qu'elle aurait commises dans des vies anterieures.

Difficile de croire a cette belle histoire, mais nous sommes restes plus de 2 heures a discuter avec cette nonne. 2 heures riches en emotions. Elle a ete d'une tendresse incroyable. Sa voix etait si douce. Elle a tenu dans ses mains les photos que nous lui avons donnees avec ferveur. Notre guide aussi fut tres perturbe parce qu'il n'avait jamais vecu une telle experience.

Les adieux furent attendrissant. Je promis a mon guide de lui envoyer un foulard, des bougies et de l'encens a mon arrivee a Phnom Penh. (...)


Cours d'anglais improvisé avec des écolières de Siem Reap
extrait de l'article Cambodge (14/01/03 au 20/01/03)

(...) Puis je fais encore un petit tour en prenant quelques sentiers au hasard dans la campagne environnante. Je croise les nombreux ecoliers a velo, toujours en uniforme blanc et bleu marine, qui rentrent chez eux. J'entends a un moment un Hello suivi de quelques rires s'echapper d'un groupe de cannes a sucre situe de l'autre cote du ruisseau que je longe. J'y reponds puis voila qu'en sortent 4 ecolieres. De nouveau, nos echanges se restreignent a quelques mimiques et des "What is your name ?". Voyant qu'elles machouillent des morceaux de canne a sucre, je leur fais comprendre que je serai ravi d'y gouter. Elles me font signe de venir de leur cote. Elles m'invitent alors chez la personne vivant au milieu du bosquet de cannes a sucre qu'elles etaient en train de visiter. Je resteune trentaine de minutes a blaguer avec elles et les gamins egalement presents. Elles me coupent une canne a sucre dont elles enlevent l'ecorce et qu'elles decoupent en petit morceaux. J'en mache quelques uns pour en extraire le sucre. Gros eclats de rire quand je fais semblant d'avaler un morceau au lieu de le recracher... Je fais prendre quelques photos par l'un des gosses presents. Il tient l'appareil photo de facon maladroite mais fait un cliche sympa que vous pouvez voir dans l'album. Les ecolieres me donnent aussi leur cahier d'anglais pour que l'on fasse un peu de lecture ensemble. Les entendre entonner en coeur quelques discussions en anglais (qu'elles lisent probablement sans comprendre) est assez marrant. Je dois les reprendre a plusieurs reprises. En bref, unerencontre avec les habitants vraiment memorable. Je leur offre quelques stylos (ils ne m'ont rien demande) puis je les quitte pour retrouver Anne et rentrer sur la Guesthouse. Demain nous prenons le bateau pour Phnom Penh. Levee prevu a 4 heures du mat (...)


Messe bouddhiste à Kontum
Extrait de l'article Vietnam (06/02/03 au 12/02/03)


(...) Peter m'explique qu'il n'y a pas grand chose d'autre a faire a Kontum, et je decide donc de prendre un velo pour me balader de mon cote. Je visite le temple bouddhiste de la ville. On me recommande de repasser a 19h car les quelques moines font actuellement la sieste. Puis je fais un tour tranquille dans la campagne environnante, dans quelques villages, rizieres et champs cultives. Lorsque je tombe sur une ecole primaire lors de la recreation, je decide de m'avancer pour prendre une photo. Les ecoliers sont marrants avec leur uniforme a pantalon bleu, chemise blanche et foulard rouge autour du cou. Un premier groupe me repere et se met a sauter comme des sauterelles pour que je les prenne en photo. Un surveillant passe parmi eux avec une canne de bambou pour calmer leur ardeur. Lorsqu'il s'eloigne, d'autres ecoliers detectent ma presence a leur tour et commencent a tous venir vers moi. Ils sautent de joie et d'excitation a un metre de mon objectif. Je prends mon cliche, et 2 secondes plus tard sonne la fin de la recreation. 5 secondes apres, il n'y a plus personne devant moi, et tous les enfants sont en rang prets a rentrer dans leur salle de classe. Un des moments sympa de cette journee. Le plus memorable sera a venir...

Pose sur le bord de la route a observer les paysans et les ecoliers deambuler devant moi, un vieux m'interpelle et m'invite chez lui lorsqu'il apprend que je suis francais. Il m'offre le the, et essaye un peu de parler avec moi en francais. Je le quitte au bout d'une demi-heure pour aller voir le coucher du soleil, puis je me dirige comme prevu vers le temple bouddhiste a 19h. Une vingtaine de femmes agees en robe de soie traditionnelle grise sont presentes, et font leurs salutations aux differentes divinites du temple. Puis elles s'installent devant un pupitre pose a meme le sol, et papotent entre elles en attendant le debut de la ceremonie. Je m'approche timidement. Une premiere me remarque et me fait signe de rentrer dans le temple. Je lui indique par des gestes que je prefere rester devant l'entree. Puis, d'autres femmes me voyant a leur tour insistent pour que je m'installe a leur cote. Je me lance et je vais m'accroupir devant le pupitre que l'on m'indique. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qui m'arrive que la messe commence ! Bien sur, mes 2 voisines ne parlent pas un mot d'anglais, mais s'occupent de moi avec une gentillesse incroyable. Elles me montrent les differents gestes et courbettes a effectuer, me preparent dans le recueil de chants les differentes prieres a reciter. J'essaye un peu de chanter au debut, mais j'abandonne rapidement car j'ai du mal a suivre et mes intonations ne s'accordent pas trop avec celles de l'assemblee... Mes voisines continuent a m'aider : elles me montrent du doigt la ligne chantee actuellement, et me signalent les refrains a entonner 3 fois. Souvent un peu perdu dans le texte, je mime ma voisine de gauche et je tourne la page en meme temps qu'elle... Le moine en robe orange au centre du temple nous fait quelques solos, et frappe de temps a autre dans une cloche. Une autre personne imprime le rythme en tapant dans un bout de bambou.

A la fin de la messe, les femmes sont toutes excitees et blaguent entre elles en raison de ma presence incongrue. Je suis tres surpris car meme le moine principal semble ravi de ma participation. Laissez moi vous dire que cette heure de messe restera un sacre souvenir ! Je n'ai pas vu le temps passer.

Il y avait un unique jeune homme vietnamien present lors de la ceremonie, et ce dernier etant capable de baragouiner quelques mots en anglais, il me propose de me ramener en moto a mon hotel. Il m'offre ensuite un cocktail de fruit au marche central. Malgre nos efforts, nous avons beaucoup de difficultes a echanger des informations. J'ai bien mon "vietnamien de poche" avec moi, mais cela ne suffit pas. Je rentre ensuite me coucher encore tout etourdi par cette journee riche en rencontres insolites avec la population locale (...)


Dans un village près de Hoi An
Extrait de l'article Vietnam (13/02/03 au 18/02/03)


(...) Par la suite, Anne souhaite faire un peu de plage donc nous partons chacun de notre cote. Je repere un village de potiers dans le Lonely Planet ou je decide de me rendre. Ouais bof pas terrible. Quelques ecolieres y viennent a ma rencontre. Elles me demandent forcement des stylos, que je leur donne un peu a contre-coeur. Puis je repere une ecole primaire. J'espere revivre la meme experience qu'a Kontum et je m'approche de l'entree avec mon appareil photo. Le flop ! Je suis completement ignore, et seuls les enfants passant a mes cotes me remarquent et me demandent des stylos.... Bien decevant tout ca. Et oui, je dois etre encore trop proche des sentiers battus...

De l'autre cote du cours d'eau longeant la route bitumee sur laquelle je me trouve, je remarque un vieux temple abandonne, que je me donne comme but a atteindre avant de retourner manger a Hoi An. Je finis par trouver un chemin traversant le cours d'eau. J'arrive au bout d'un moment sur un petit ruisseau que 2 poutres metalliques surplombent, tel un pont levis protegeant du monde exterieur le village dont j'apercois le portique au loin. J'abandonne mon velo pour traverser les poutres et j'emprunte le chemin de terre encadre par des rizieres me conduisant a l'entree du village. Je continue encore un peu et je retombe sur des rizieres, entre lesquelles il me suffit de serpenter pour finalement arriver au temple abandonne. (voir vidéo)

Mon estomac ne criant pas trop famine, je decide de faire un leger detour pour revenir a mon velo. Je me retrouve de nouveau dans le village, et je tombe a ses abords sur de belles scenes de paysans travaillant dans les rizieres. En repartant, 2 enfants m'interpellent. Je leur fais le coup de l'appareil photo numerique et je repars. Alors que leur mere les rejoint, ils me rappellent pour que je les prennent tous les 3 en photo. Puis rapplique le pere pour une nouvelle photo. Au moment ou je les quitte, la plupart des enfants du village sont arrives sur les lieux et s'amusent a me suivre. Je blague un moment avec eux, et lorsque je trouve un petite epicerie, je leur achete quelques paquets de chips a la crevette. Ils sont aux anges lors de la distribution. Le commercant me trouvant sans doute sympathique, il me propose de trinquer avec lui et me sort sa bouteille d'alcool de riz maison. Nous nous installons sur sa terrasse, et c'est parti pour des semblants de discussion avec mon "Vietnamien de Poche", entrecoupes par des "Sante !". Les enfant sont tous autour de nous pour profiter de l'attraction du jour (voir video). Alors que mon compagnon de beuverie parait plus motive que moi pour continuer a remplir les verres, j'entends des percussions et il m'explique qu'il s'agit du temple voisin. Je lui demande s'il peut m'y conduire, ce qu'il accepte avec plaisir. Il me tient par la main pour m'y amener (geste sans aucune connotation au Vietnam je vous rassure). Le temple est basique. Une petite batisse avec a ses cotes une maison en bois dans laquelle vivent les doyens du village. Ils me sortent un cahier avec des noms et des nombres a cote... Je participe en effectuant moi aussi une modeste donation. Je demande a faire des photos et ils se mettent alors en 4 pour allumer les bougies ou sortir une natte devant l'autel. Lorsque reapparaissent les doyens, ils ont passe une belle tunique en soie noire. Je trinque finalement encore une fois avec l'un des doyens et j'abandonne la petite troupe pour rejoindre mon velo.

Je fais que quelques dizaines de metres dans le village voisin de celui de mes nouveaux amis. Cette fois-ci, c'est mon appareil photo Reflex avec son zoom 70-300 mm qui fait fureur aupres des enfants et de leurs parents. J'y reste encore une bonne demi-heure pour m'apercevoir qu'il est 16h de l'apres-midi et que je n'ai toujours pas dejeuner. Tant qu'a faire, autant profiter jusqu'au bout de ce petit coin d'authenticite. Je vais donc me poser entre les rizieres situes entre les 2 villages visites. Mais il faut de nouveau laisser mon velo et traverser les poutres metalliques. L'acool ayant tout de meme quelque peu affecte mes facultes d'apesanteur, je glisse a l'arrivee pour m'etaler au bord d'une riziere... Ce n'est pas grave, juste un peu de boue et je me nettoie donc les mains pour enfin me poser en plein milieu des cultures. J'y reste jusqu'au coucher du soleil vers 17h30. Un vrai bonheur ! J'observe un pecheur ainsi que des paysans travaillant dans les champs ou accompagnant leurs buffles. Je vois des lyceennes en belle robe blanche traverser avec beaucoup plus d'aisance que moi les poutres metalliques accompagnee de leur velo pour rentrer au village.

Un sacre apres-midi pour conclure ce sejour agreable a Hoi An. Encore une fois, il suffit de sortir un tout petit peu des sentiers battus pour faire de belles rencontres au Vietnam (...)


En jeep de Mai Chau à Tam Duaong
Extrait de l'article Vietnam (19/02/03 au 04/03/03)


(...) Nous passons ces 2 jours dans la jeep : 300 km de Mai Chau a Tuan Giao, puis 200 km de Tuan Giao a Tam Duaong. La route est parfois dans un tel etat que nous mettons 1 heure pour parcourir 20 km... Par contre, quelle route superbe ! Pour aller d'un point a un autre, la droite n'existe pas : il faut necessairement passer par un col, suivre un chemin serpentant au fonds d'une vallee, ou emprunter une route accrochee a la crete d'une montagne. Les paysages sont splendides, meme si la deforestation a fait des desastres. Decidement, les voyageurs qui esperent voir de la jungle en venant au Vietnam doivent etre sacrement decus ! Neanmoins, la couleur rougeatre de la terre donne beaucoup de charme a ces collines arides. Les rizieres encaissees dans les vallees sont souvent boueuses mais toujours aussi enivrantes.

La population locale presente autant voir plus d'interet encore que les paysages. A part quelques villes moches peuplees par des "colons" de souche vietnamienne, la majorite des villages que nous traversons sont habites par des minorites habillees de facon traditionnelle. Un veritable festival de couleurs et de noms exotiques ! Thai blanc ou noir, Hmong noir, rouge ou a fleurs, Dzao noir ou rouge, Dzay, Tay... Les coiffes des femmes sont parfois constituees d'un simple foulard enroule autour de la tete, mais sont le plus souvent tres elaborees : un enorme chignon cache sous une piece de tissu superbement brodee (Thai), un cylindre noir pose sur les cheveux enroules autour de la tete (Hmong noir), un bonnet noir ou un foulard rouge avec des ornements metalliques ou en laine (Dzao), une longue piece de tissu sur laquelle sont accroches des pompons oranges ou bleus (Hmong rouge)... Au sein meme d'un type de minorite, le costume peut varier d'un village a l'autre. Quel spectacle que de les voir travailler dans les rizieres, transporter du bois dans une hotte ou faisant leurs courses au marche accoutres de cette maniere !

Les minorites vivent a des altitudes differentes selon leur anciennete dans la region. Les Tay sont arrives les premiers, et ont meme forme une nation independante pendant quelques temps. Puis sont arrives les Thai et les Dzay. Ces 3 ethnies vivent donc en general dans les vallees. On retrouve a des altitudes plus elevees des minorites comme les Hmong, arrivees il y a seulement 200 a 300 ans. La plupart de ces tribus viennent de Chine et leur dialecte se rapprochent par consequent du chinois. Le gouvernement vietnamien a mis en place un programme educatif pour les enfants afin de les initier a la langue et a la culture vietnamienne. Une des principales raisons : en 1979, lors de la guerre avec la Chine, les chinois tenterent d'exploiter leurs liens ancestraux avec ces minorites pour les inciter a se rebeller... Il est donc primordial pour le gouvernement de leur inculquer autant que possible un sentiment d'appartenance au Vietnam. Enfin, concernant la religion, les missionnaires francais n'ont pas ete tres performants par rapport a leurs confreres ayant officie dans les Hauts-Plateaux du Centre. Les croyances sont un autre facteur differentiateur entre minorites : certaines venerent le buffalo blanc, d'autres la lune, ou encore le chien.

Quelques faits marquants lors de ces 2 jours sur la route :
- A Moc Chau, les paysages sont atypiques pour la region puisque nous voyons de splendides plantations de the a perte de vue. De plus, une industrie laitiere y a vu le jour a la fin des annees 70 avec l'aide des Australiens. Il s'agit de l'un des rares endroits au Vietnam ou il est possible de deguster des produits laitiers frais. J'ingurgite 2 yaourts delicieux en quelques bouchees.
- A Lai Chau, les Thai celebrent le debut des travaux dans les champs, en esperant des recoltes abondantes. Nous sommes invites a trinquer avec eux, puis a danser en ronde au rythme du tambour.
- Juste avant d'arriver a Tam Duong, nous apercevons un groupe de "Hmong a fleurs" debroussaillant un champ. Il avait jusqu'alors ete plutot difficile de prendre des photos des tribus. Les routes que nous avons suivies voient en effet peu de touristes. Certains refusent poliement ma requete de les prendre en photo, d'autres plus timides se tournent pour ne montrer que leur dos, enfin certains enfants partent en courant a la vue de l'appareil photo ! Je decide donc cette fois-ci de m'approcher doucement avec mon zoom. Tous restent sur le flanc de la colline, quelques uns s'arretent de travailler pour m'observer. Je prends un cliche avec mon numerique des quelques hommes sur le bord de la route , et je leur montre le resultat. En voyant leur mine ebahie, tout le monde se precipite a notre rencontre. Nous restons bien 20 minutes a jouer avec l'appareil numerique. J'en profite pour prendre de superbes photos avec mon reflex... Decidement tres pratique ce numerique ! (...)


Du Guangxi au Guizhou par la petite porte
Extrait des articles Chine (05/03/03 - 11/03/03)et Chine (12/03/03 - 17/03/03)


(...) De retour a la gare routiere de Sanjiang, nous nous appretons a vivre un trajet en bus apocalyptique. Nous quittons en effet le Guangxi, region a fort potentiel touristique, et dont les routes bitumes connectent les differents sites interessants. D'ailleurs, nous avons vu de nombreux touristes chinois a Longsheng, comme je vous l'ai explique, ainsi qu'une bonne dizaine d'occidentaux dans notre hotel a Chengyang. Il est en effet courant d'effectuer un circuit en boucle depuis Guilin ou Yangshuo. La route que nous empruntons est "la porte de derriere", comme la decrit le Lonely Planet, pour penetrer dans la region du Guizhou. Jusqu'a mon arrivee a Kaili 5 jours plus tard, 95% des routes empruntees seront non bitumees et d'une etroitesse rendant difficile le croisement de 2 vehicules... De plus la region etant montagneuse, les routes serpenteront constamment dans des vallees. Je ne croiserai que 2 occidentaux (1 allemand et 1 japonais) durant cette periode.

L'etat du bus annonce la couleur : completement pourris, les sieges sont en bois avec une natte posee dessus. Plus de tele evidemment. Je me demande s'il y a des amortisseurs car a l'arrriere du bus nous faisons parfois des bonds de 50 cm lorsque notre chauffeur n'a pas reussi a eviter un nid de poule. J'ai l'impression d'etre de retour au Cambodge ! Les passagers sont pittoresques : certains sont en costume traditionnel ; d'autres transportent du poisson frais, des canards ou des poules ; des ecoliers profitent du passage du bus pour faire quelques kilometres en accelere. Le chauffeur prend toutefois soin de son bus deglingue et s'arrete a un moment pour le nettoyer avec un jet d'eau (a l'exterieur comme a l'interieur d'ailleurs). La route jusqu'a Zhaoxing, notre destination du jour, nous fait oublier notre inconfort. En effet, nous traversons une serie de villages Dong donnant vraiment envie de sauter du bus, pour explorer leurs ruelles et admirer les ponts ou tours du tambour que nous apercevons furtivement. De plus, leurs habitants sont tous accoutres de facon traditionnelle. Comme lors du trajet en jeep dans le Nord-Ouest du Vietnam, il est decidement frustrant de ne pas pouvoir s'arreter des qu'on le desire...

L'arrivee sur Zhaoxing nous fait completement oublier ces frustrations. La route debouchant sur la vallee de ce village Dong est extraordinaire. Elle passe par un col offrant un panorama de chaque cote sur des vallees avec des terrasses comme je n'en avais jamais vues jusqu'alors : imposantes, et surtout couvertes de fleurs, elles depassent de loin le spectacle offert par Sapa ou Longsheng ! C'est ca qui est fabuleux quand on voyage : a chaque fois que l'on decouvre un endroit merveilleux, on pense avoir atteint le summum de la beaute. Et bien on se trompe souvent ! Pour couronner le tout, Zhaoxing est sans doute le plus beau village Dong de la region, avec ses ruelles paisibles, ses 5 tours du tambour, et ses petits ponts enjambant les differents canaux. Une veritable Venise chinoise ! De plus, comme dans l'ensemble du pays Dong ou l'arriere-pays Miao (a suivre dans quelques jours), il n'y a quasiment pas de vehicules sur les routes. Les locaux marchent ou utilisent les rares bus pour se deplacer, et emploient des petites camionnettes ou des charrettes tirees par des tracteurs pour transporter de la marchandise. Pas de motos ou de velos par exemple comme au Vietnam ou au Cambodge. Imaginez donc la tranquillite environnante !

Plutot que de dormir dans un des dortoirs pour voyageurs, nous choisissons de passer la nuit chez Lulu, qui a amenage quelques chambres dans sa maison. Lorsque nous penetrons dans la piece principale, la grand-mere de la famille est en train de filer de la laine. Cela nous donne envie de rester pournous mettre dans l'ambiance locale. Apres investigation, nous apprenons qu'un marche a lieu le lendemain a Shuikou. Nous decidons de nous y rendre car la route nous fera passer de nouveau par la fabuleuse route prise a l'arrivee sur Zhaoxing...

Levee a 6 heure du matin pour attraper les camionnettes partant de Zhaoxing vers Shuikou. Nous montons a l'arriere avec les sacs de riz, les poulets et autres aliments destines a etre vendus sur le marche. La chance est avec nous car la journee s'annonce ensoleillee. Lorsque nous arrivons enfin a destination, apres 1 heure de route debout les cheveux au vent, nous sommes frigorifies, et nous allons nous rechauffer dans un restaurant local autour d'un feu avec une soupe de nouilles pour petit-dejeuner. Il nous faut patienter jusqu'a environ 9h30 pour voir un peu d'activite. Les chinois sont donc decidemment beaucoup moins matinaux que leurs voisins de l'Asie du Sud-Est. Je pense que cette difference est fortement liee au climat : les vietnamiens, cambodgiens et autres se levent tres tot lorsque la temperature est clemente et font eventuellement une pause ou une sieste en milieu d'apres-midi lorsque le soleil est a son zenith. Les Chinois ont un rythme plus similaire au notre car le climat est a 4 saisons comme par chez nous.

Nos efforts pour venir dans ce village coince dans une vallee et au bout d'une route en cul-de-sac sont amplement recompenses. Les minorites en costume traditionnel accourent des vallees environnantes pour faire leurs courses de la semaine. Plutot qu'un long recit, je vous conseille d'aller jeter un coup d'oeil aux photos pour voir le dentiste, les coiffeurs, le medecin pratiquant de l'acupuncture et le festival de costumes en tout genre. Nous ne passons pas inapercus car les occidentaux qui viennent se perdre par ici doivent etre rarissimes.

Apres quelques heures jubilatoires, nous trouvons un bus retournant sur Zhaoxing. Nous empruntons donc pour la 3eme fois la meme fabuleuse route et nous demandons au chauffeur de nous deposer au niveau du col pour finir le parcours a pied afin de profiter pleinement du spectacle. Un vrai bonheur. Nous deambulons sur les chemins entre les terrasses colorees par des fleurs blanches, jaunes, ou encore violettes afin de descendre dans la vallee. Nous croisons les paysans preparant les terrasses pour le riz qui sera pique dans quelques temps. Nous traversons plusieurs villages sympathiques. Nous tombons sur des lieux de priere bien etranges. Des statuettes qui sembleraient venir d'Afrique sont entreposees dans des petits temples.

Je conclue cette journee fantastique par une balade dans Zhaoxing. Les personnes agees jouent aux echecs chinoisau pied des differentes tours du tambour. Un peu partout, les femmes sont en pleine activite de couture. Comme au marche ce matin, je suis attendri par la scene de foule compacte se pressant devant un des rares ecrans de television. Ce qui rassure, c'est qu'a chaque fois les passants sont attires par des reportages presentant des festivals du coin, avec danses, musiques et costumes traditionnels. Pour une fois que la tele enrichit plutot que detruit les coutumes locales !

(...)

[le lendemain] Comme il n'y a pas de bus pour atteindre Congjiang depuis Zhaoxing, il me faut rejoindre le croisement avec la route reliant Congjiang et Liping. Un trajet de 1 heure a pied d'apres le Lonely Planet et le mari de Lulu. C'est le temps qu'il me faudra en marchant pendant 1/2 heure et en faisant le reste en camionnette et en bus (en faisant du stop) ! J'atterris au croisement entre 2 chemins de terre, en plein milieu de nulle part. Quand il commence a pleuvoir legerement, je me demande vraiment ce que je fous la ;-) Heureusement que quelques chinois sont la pour me confirmer que je suis au bon endroit pour attraper le bus vers Congjiang.

Apres 1 heure d'attente, le bus arrive enfin. Il traverse le village de Guandong ou a lieu un marche autrement moins seduisant que celui de Shuikou. J'atteins finalement Rongjiang en debut d'apres-midi, apres un changement a Congjiang. Les paysages de terrasses et de villages Dong sont toujours aussi splendides, mais egalent rarement ceux de Zhaoxing. A noter cependant les incroyables costumes de l'une des minorites a quelques dizaines de kilometres de Rongjiang. Mon bus s'arrete dans ce village quelques minutes, et j'hesite franchement a descendre pour profiter du spectacle avant d'attraper le bus suivant. Finalement, je me decide a rester pour passer du temps a Rongjiang. Comme Conjiang, cette ville est absolument horrible, composee de batiments en beton ou recouverts de carrelage de salle de bain. Decidement, des qu'une ville depasse les 10 000 habitants en Chine, le sens de l'esthetique disparait et on detruit les maisons traditionnelles pour construire du fonctionnel. Heureusement, a 1 kilometre de la ville se trouve Chejiang, un village Dong typique. Je me balade pendant 2 heures entre les belles maisons en bois, et je joue un moment avec des enfants. Certains s'echangent des vers (a soie ?) precieusement preserves dans des petits recipients en papier remplis de feuilles de je ne sais quelle plante. D'autres jouent avec des toupies, dont ils entretiennent la rotation en les fouettant regulierement (voir video).

C'est dommage car nous sommes en pleine semaine et le marche du dimanche de Rongjiang est parait-il interessant. J'aurais pu rester un jour de plus afin d'explorer d'autres villages Dong aux alentours. Toutefois, le temps est execrable, et je prefere partir le lendemain en direction de Kaili afin decouvrir le territoire Miao. (...)

Je me reveille encore en apercevant un ciel gris par la fenetre... Ce n'est pas grave car je vais prendre la route pour rejoindre le territoire Miao, ou je compte passer les 3 prochains jours en rayonnant autour de la ville de Kaili.

Le trajet est comme d'habitude d'un inconfort constant, mais les paysages sont chouettes, et assez similaires a ceux decouverts en arrivant sur Zhaoxing. A propos des chinois, il faudra que l'on m'explique un jour pourquoi ils eprouvent le besoin de cracher perpetuellement, en prenant le soin de racler le fond de leur gorge sans aucune discretion. Quand ils sont prets d'une fenetre dans le bus, c'est simple puisqu'il leur suffit d'ouvrir la fenetre pour expulser leur salive (sans faire attention aux pietons...). Quand ils sont proches du couloir, ce n'est pas grave non plus puisqu'ils crachent par terre... A noter que dans les bus "de luxe" reliant les grandes villes, il est impossible d'ouvrir les fenetres (ils sont climatises). Un sachet en plastique est par consequent mis a disposition de chaque passager desirant se soulager d'une production salivaire excessive (mais aussi pour les estomacs sensibles).

La transition entre le territoire Dong et Miao est facile a detecter : les costumes sont completement differents. En particulier les femmes Miao portent des coiffes avec des fleurs et des vestes avec de la broderie assez elaboree. J'effectue un changement a Leishan et mon bus final me depose a Xijiang en debut d'apres-midi. Alter ego Miao de Zhaoxing, il s'agit du plus gros et sans doute du plus beau village de la region autour de Kaili. J'essaye de reperer l'hotel indique dans le Lonely Planet mais il semble ferme. Je tente de me renseigner pour savoir ou je peux dormir, et c'est alors qu'un villageois me fait signe de le suivre. Il m'amene jusqu'a chez lui, ou il me propose de passer la nuit avec un repas pour 3 euros. J'accepte avec plaisir et je pars me balader dans le village.

Comme en Provence, les maisons sont accrochees au flanc des collines. Ce village est donc tres different de Zhaoxing (qui est encaisse au fond d'une vallee) mais a au moins autant de charme. Je ne vois pas passer les 2 heures consacrees a faire le tour de la bourgade. Proches du village, de superbes terrasses attendent d'etre cultivees. D'autres plus modestes ont ete transformees en jardins potagers. Quel dommage que le temps soit si mauvais (une fine pluie s'apparentant a un crachin breton) et me gache un peu la visite.

Au retour dans mon "hotel", le repas est pret a etre servi. Je m'attable donc avec ma "famille d'accueil", un couple de personnes agees d'une gentillesse extreme, dont les enfants sont partis vivre et travailler dans la proche ville de Leishan. Lorsque je pose mon sac et mes affaires par terre, ils s'empressent de les accrocher au mur. Je comprend pourquoi par la suite, lorsqu'ils crachent par terre certains aliments non digereables au cours du repas. En parlant de proprete, je prefere ne pas vous decrire les toilettes situes au rez-de-chaussee de la maison a cote de la porcherie...

Au menu : des petits poissons accompagnes de riz et de legumes ayant le gout et l'apparence d'algues. Autant vous avouer que c'est infect. C'etait deja le cas lorsque j'avais mange un soir chez l'habitant (chez Lulu) a Zhaoxing en compagnie de Tim et Matthew... Le tout est accompagne d'alcool de riz. J'immortalise le moment ou nous trinquons avec le retardateur de mon numerique. La viande n'est pas trop mal, mais lorsque je demande de quel animal il s'agit, on me fait signe de lever la tete, et j'apercois suspendu au plafond des morceaux de porc seches et fumes... Pour terminer la soiree, on m'invite a regarder a la tele l'enregistrement du dernier festival annuel de Xijiang. Un avant-gout appetissant du festival ou je compte me rendre dans quelques jours. (...)

Les terrasses de Yuanyang
Extrait de l'article Chine (18/03/03 - 24/03/03)


(...) Je recupere mes affaires et un bus me transporte jusqu'a Yuanyang, dont j'avais vu quelques photos splendides juste avant mon depart, et que je voulais par consequent absolument decouvrir. Perchee a une altitude eleve, cette ville m'accueille dans les nuages. La visibilite est seulement de quelques metres, et je me perds un peu avant de trouver l'auberge gouvernementale. Bien sur, personne ne parle anglais ici aussi et je galere pour demander comment explorer les terrasses le lendemain, puisqu'elles s'etendent sur plusieurs dizaines de kilometres. J'ai de la chance puisqu'un couple de chinois est en train de se renseigner egalement et nous finissons par reserver les services d'une voiture avec guide, dont nous partagerons les frais (moins de 5 euros par personne).

Le lendemain matin, reveil a 5h30 pour essayer de voir le levee du soleil. Je suis degoute, nous sommes toujours dans les nuages et il pleut des cordes. La chance m'aurait-elle abandonnee ? Nous decollons vers 6h30, et alors que nous montons en altitude, nous finissons par avoir une visibilite correcte vers 8h. Nous jouons ensuite a cache-cache avec les nuages pendant toute la matinee. Certains montent ou descendent, d'autres s'accrochent aux montagnes tandis que quelques uns arrivent a les traverser. Nous sommes parfois entre 2 plafonds, nous sommes par moment en plein milieu des nuages. Lorsque la visibilite est suffisante, le spectacle est fascinant. Je croyais ne plus pouvoir etre emerveille par les terrasses apres celles de Sapa, Longsheng, Zhaoxing ou encore Anshun. Je me trompais car je n'avais pas encore vu de terrasses en eau. De plus, la minorite locale (Hani) a realise un veritable travail de titan depuis plus de 1000 ans. Car ici, ce ne sont pas les flancs d'une vallee ou quelques collines qui ont ete sculptees. Ce sont des montagnes. Je me demande si l'ensemble de terrasses de Yuanyang n'est pas le plus incroyable monument erige par l'homme.

Lorsque nous passons en debut d'apres-midi dans une autre vallee sous un temps ensoleille, je suis epoustoufle, bouleverse, estomaque par la vue en contre-bas. Je serai sur un petit nuage de bonheur jusqu'a la fin de la journee. Qui plus est, nous terminons en beaute par la visite d'une plantation de the. Les travailleuses venant deposer leur recolte sont toutes en costume traditionnel (comme 99% des femmes dans le coin). Elles se regroupent ensuite par village afin de se regaler autour du repas offert apres cette dure journee de labeur. Alors que nous sommes sur le depart, une des femmes vient nous demander si nous pouvons la deposer a Yuanyang. Des que notre chauffeur accepte, elles sont une dizaine a essayer de s'engouffrer dans le minibus ! Apres intervention, nous n'acceptons 2 d'entre elles qui s'installent a l'arriere a mes cotes.

A noter que le couple de chinois qui m'a accompagne a pris plus de 3 pellicules durant la journee. Le mari ou la femme posentau premier plan sur absolument toutes les photos. Leurs albums doivent etre assez monotones... Enfin, j'ai remarque que les chinois se trimballent souvent un recipient avec capsule, qu'ils remplissent avec du the des qu'il est vide pour ne jamais etre assoiffe. (...)

Festival de Sanyuesan
Extrait de l'articleChine (25/03/03 - 05/04/03)


(...) Le lendemain, je loue un velo pour essayer de degoter quelques beaux villages dont celui de Xizhou, situe a 18 km de Dali, et qui aurait conserve son architecture traditionnelle d'apres le Lonely Planet. La route est ennuyeuse. Tous les villages que j'apercois sont enlaidis par des constructions recentes monstrueuses. A un croisement menant vers l'un de ces villages attendent patiemment plusieurs carrioles. Etrange. Et si j'allais voir ce qui se trame par la-bas. Je quitte donc la route goudronnee et je prends le chemin en terre menant au village. Bof, bof. Ce dernier est aussi moche que tous ceux vus le long de la route, et il n'y a qu'un petit marche ridicule. Mais les personnes qui sont descendus des carrioles ne semblent pas s'arreter et poursuivent leur chemin derriere le village. Je les suis. J'arrive au bout d'un moment sur une sorte de marche en pleine nature avec pas mal de locaux. Vraiment bizarre. En poursuivant mon chemin entre les stands, je finis par comprendre que je suis tombe sur un festival traditionnel Bai, la minorite du coin !

Je nage en plein bonheur jusqu'en milieu d'apres-midi. Les pelerins sont venus celebrer un dieu dont la statue trone au centre d'un monastere perdu dans la montagne. Le long du chemin, les marchands de la region en ont profite pour etablir un marche. On peut y acheter a manger, des habits, des chaussures, des jouets et des bonbons pour les enfants, voire meme des barbes a papa ! Un spectacle desagreable : celui des estropies se roulant par terre en plein milieu de la foule pour mendier... A la fin du marche, il est possible de deposer du riz le long du chemin, qui sera ensuite collecte par les moines. Une fois le monastere atteint, les locaux font des donations qu'un calligraphiste consigne sur du papier (brule par la suite). Les pelerins transportent egalement dans leur hotte de nombreux batons d'encens ainsi que des offrandes 'alimentaires'.

Lorsque j'apercois un chinois avec un appareil photo (le seul et unique de la journee), je m'approche pour lui demander s'il parle anglais. C'est le cas puisqu'il travaille comme guide a Dali et est venu ici prendre quelques photos. Il m'explique qu'il s'agit du festival de Sanyuesan (un festival celebre uniquement pres de Kunming et vers Kaili d'apres le Lonely Planet). J'ai du mal a croire que je suis le seul touriste. Je suis pourtant a quelques kilometres de la ville la plus touristique du Yunnan (avec Lijiang) !

La majorite des femmes portent le costume bleu traditionnel Bai. D'autres portent le costume de festival et effectuent des danses au son d'instruments du coin. Elles ont du succes puisqu'une foule compacte encadre chacune des troupes. Mais mon spectacle prefere, c'est celui des grand-meres alignees par groupe de 4 a 20 devant un autel improvise. Elles chantent en coeur debout ou agenouillees, et impriment le tempo en frappant un petit instrument en bois. Un regal ! De plus, les Bai sont adorables et me saluent en me faisant de grands sourires. Les minorites du Yunnan sont decidement fort attachantes, et m'ont permis de revoir a la hausse mon avis sur les chinois. Ces derniers m'avaient fortement refroidi a mon arrivee dans le Guangxi et le Guizhou comme je vous l'ai explique il y a quelques jours.

Je souhaite absolument ramener un souvenir de cette belle journee. Je m'arrete devant le stand d'une grand-mere vendant des tissus et des costumes Bai. Je lui demande si elle vend le bijou pendant sur sa veste, caracteristique du costume traditionnel. Je m'apercois que la piece de monnaie accrochee aux chaines a ete frappee a l'epoque de l'Indochine francaise, en 1937 ! A un peu plus de 3 euros seulement, je saute sur l'occasion.

Je reprends ensuite mon velo pour me rapprocher de Xizhou. Je traverse un village qui est pas mal, mais on ne peut pas voir grand chose car les maisons sont cloisonnees dans des enceintes comme a Jianshui. Je me fais invite a boire le the dans l'une d'entre elles, ce qui me permet d'en decouvrir l'interieur. Finalement, j'estime que cela suffit pour aujourd'hui, et j'enfourche mon velo pour rentrer sur Dali vers 18h.

Comme lors de la decouverte des villages autour de Hoi An ou d'Anshun, la morale de la journee est la meme : il faut parfois savoir oublie le sacro-saint guide et se laisser guider par sa curiosite. Les inattendus sont toujours les plus beaux souvenirs de voyage. (...)


Nouvel an Lao
Extrait de l'article Laos (13/04/03 - 20/04/03)


(...) Il est temps de se poser un peu en attendant les plages de Thailande et de Malaisie. Ca tombe bien, je suis a Luang Prabang, ville reputee pour son atmosphere paisible. En plus, je vais pouvoir me reposer sans m'ennuyer puisque le Nouvel An Lao va etre celebre durant les 3 prochains jours. Ce sera mon 3eme jour de l'an en 2003 apres celui a Paris, et la fete du Tet a Ho-Chi Minh !

Le matin du premier jour, c'est le marche. Les Laotiens font leurs courses du nouvel an, et achetent en particulier des drapeaux a placer a l'entree des maisons, des oiseaux dans de minuscules cages et des plantes. Bien sur, on y vend aussi toutes sortes de pistolets et autres bazookas a eau. Le Nouvel An, c'est la fete de l'eau, et il faut s'armer pour se defendre lors des innombrables batailles qui auront lieu dans la ville.

On ouvre le bal l'apres-midi de l'autre cote du Mekong. Nous sommes en pleine periode seche, et un gigantesque banc de sable y a fait surface. Des tentes ont ete plantees pour pouvoir restaurer la foule, et pour abriter quelques commerces. La tradition veut que l'on construise sur ce cote du Mekong des stupas de sable recouverts de farine et de drapeaux achetes le matin. Un vrai concours de chateaux de sable ! Puis on se rend dans le temple situe sur la colline ou dans les grottes avoisinantes pour prier et effectuer des donations.

Une fois ces civilites effectuees, on passe a des activites plus ludiques. Des fusees sont lancees depuis une rampe en bambou. Certaines foirent, d'autres s'elancent vers les cieux avec succes et provoquent d'intenses cris de satisfaction parmi l'audience. On profite aussi de la proximite du fleuve pour arroser tout ce qui bouge. Ce sont toutefois les batailles de farine qui sont les plus acharnees. Tous les jeunes deambulant le long du Mekong tentent de barbouiller le visage des personnes croises (surtout si elles sont du sexe opposee). L'ambiance est bon enfant et la plupart des touristes se prennent au jeu et terminent la gueule autant enfarinee que celle des locaux.

De retour dans la ville, les batailles d'eau font rage dans la plupart des rues. Les jeunes sont regroupes par bande. Certains sont bases devant une habitation pouvant leur fournir le precieux liquide. D'autres nomades se baladent a l'arriere d'un pick-up ou d'un tuk-tuk en narguant les bandes sedentarises. Je retrouve en quelque sorte l'ambiance de Mandalay (Myanmar), ou j'avais assiste a une fete equivalente il y a 2 ans, mais en plus champetre et moins organise.

Lors du deuxieme et du troisieme jour, un defile entre les 2 temples importants est organise dans la rue principale. Voir vidéo. Des minorites en costume, des moines, quelques chars et des femmes en costume de fete Lao participent au cortege. Sympatique mais un peu court a mon gout. Pendant ce temps, les batailles d'eau redoublent d'intensite a tous les coins de rue. Je me suis achete un gros pistolet a utiliser en cas de legitime defense. Mais je regrette de ne pas avoir investi dans une arme plus efficace car ma puissance de feu est ridicule a cote des Rambos en devenir, parfois hauts comme 3 pommes. Je constate toutefois que la bonne vieille bassine ou le tuyau d'arrosage sont toujours les meilleurs moyens pour tremper jusqu'aux os les adversaires (...)

Une belle journée à Champasak
Extrait de l'article Laos (21/04/03 - 27/04/03)


(...) Cela suffira pour les iles de Si Phan Don. J'aurais pu rester encore un peu car il faut reconnaitre que cet endroit est fort sympathique et relaxant, mais je vais attendre d'etre en Thailande pour me reposer. J'ai plus de reussite avec les bus locaux que ces derniers jours puisque j'attrape rapidement un bus vers Pakse, puis un Sawngthaew a la jonction vers Champasak. Les deux etant bondes, je m'asseois dans l'allee sur des sacs de noix de coco dans le premier, puis je m'accroche debout a la plate-forme arriere dans le second. Amusant.

Le village de Champasak a pas mal de charme, avec ses batisses coloniales croulantes et differents temples. Mais la raison de ma venue ici est la presence a 8 km de l'unique site du Laos offrant des vestiges de plus d'un siecle. Le Wat Phu est un temple datant 6-8eme siecle, et ayant ete embelli du 9 au 13eme siecle au temps de la splendeur d'Angkor.

Apres avoir vu Angkor, je ne m'attendais pas a une extase. Et bien je me trompais car je suis tombe amoureux du Wat Phu. Je ne sais pas expliquer pourquoi mais j'ai ete comme ensorcelle. J'ai adore les incroyables sculptures, le cadre du site et son atmosphere tranquille (il n'y avait quasiment personne). Contrairement aux temples d'Angkor, le Wat Phu est adosse a une montagne sacree, et est constitue de differents niveaux relies par des escaliers pentus. Le sanctuaire principal, le batiment le plus eleve, est situe au pied d'une falaise. Le coucher du soleil recouvre de couleurs chatoyantes les vieilles pierres des construcions encore debout. Un pur bonheur pour les photos...

Cette belle journee sera conclue en beaute. En effet, l'un des temples du village de Champasak organise en soiree sa kermesse annuelle. Quand j'arrive vers 20h30, l'atmosphere est bien calme et le groupe de pop joue devant un espace vide. Les stands de tir de flechettes et ceux pour parier de l'argent sont les plus animes. Petit a petit, les laotiens s'installent autour des tables avec des caisses de biere et se lancent sur la piste de danse. A partir de 22h, l'ambiance est a son comble. Des jeunes m'ont cordialement fait signe de les joindre a leur table, et je trinque avec eux a defaut de pouvoir communiquer. Je me fais aussi invite a danser a plusieurs reprises. Et oui, la tradition veut que ce soit les filles qui invitent, en se presentant devant leur partenaire, et en le saluant par une courbette les mains jointes. Les plus timides vont se placer sur la piste au debut d'une chanson et attendent un cavalier avec impatience. Les couples dansent ensuite a 1-2 metres de distance (sans se toucher) et se suivent les uns les autres pour former une ronde autour du centre de la piste. Les pas sont plutot simples mais je crois que j'ai pas mal de progres a faire pour la gestuelle des mains...

A noter egalement que les femmes incitent carrement les hommes a la debauche : elles font le tour de la table, offrent un verre de biere a chaque personne, et boivent ensuite a leur tour. J'ai un peu de peine pour les moines, assis au bord de la piste et ne pouvant participer aux festivites. Je passe donc une soiree amusante (j'etais le seul touriste), mais vers 23h, je commence a bailler et je rentre me coucher (...)

Les lacs de Sumatra
Extrait des articlesIndonésie (04/06/03 - 10/06/03) et Indonésie (11/06/03 - 15/06/03)


(...) Pour rejoindre le lac Toba, nous empruntons une "backroad" dans le jargon utilise par le Lonely Planet. La majorite des touristes arrivent a Parapat puis prennent le bateau jusqu'a Tuk-Tuk, sur l'ile de Samosir tronant au centre du lac. Nous souhaitons egalement rejoindre Tuk-Tuk, qui propose la plupart des hebergements, mais choisissons d'emprunter un itineraire alternatif, en prenant un bus local nous deposant de l'autre cote de l'ile, a Pangururan.

Le trajet est plutot penible puisque nous sommes entasses comme des sardines dans le bus. Nous sommes recompenses par une superbe route en lacets descendant sur le lac. Ce dernier est encaisse au fond du cratere d'un volcan geant qui s'est ecroule sur lui-meme apres une eruption cataclysmique il y a plus de 100 000 ans. Le lac est donc entoure de montagnes massives, recouvertes d'une vegetation atypique : des forets de pin et de la broussaille verdoyante. Splendide ! En prenant un autre bus pour rejoindre Tuk-Tuk, nous apercevons les nombreuses maisons traditionnelles Batak Toba, aux belles formes s'elancant vers le ciel. Nos premieres impressions sur le lac Toba sont donc plus que positives. Il n'est pas surprenant que ce site soit le plus repute de Sumatra aupres des touristes. Pour couronner le tout, on y trouve un hebergement offrant l'un des meilleurs rapport qualite-prix d'Asie du Sud-Est. Pour 50 000 Rp (environs 6 euros), nous obtenons une superbe chambre avec une immense salle de bain proposant baignoire et eau chaude.
Encore ensorcelles par la beaute de la route emprunteepour descendre sur le lac, nous decidons le lendemain de louer une moto pour y retourner. Un bonheur. Les differentes petites routes de campagne parcourant l'ile de Samosir sont idylliques pour les balades en moto. De beaux paysages, un temps ensoleille, pas de circulation. Et oui, a part de rares bus locaux et quelques voitures, nous sommes le seul engin motorise sur la route. La grande majorite des habitants ne peuvent s'offrir le luxe d'acheter une moto ou meme un velo, et se deplacent par consequent a pied. C'est le cas aujourd'hui des nombreux adeptes arborant leurs plus beaux costumes, et rentrant chex eux apres avoir assister a la messe du dimanche matin. Comme les Batak Karo, les Batak Toba sont de fervents chretiens et le nombre d'eglises sur l'ile est tout simplement hallucinant. Lorsque nous faisons des pauses de temps a autre pour prendre des photos, des chants religieux emanent de toute part.
Le lac Toba fut jusqu'a recemment une destination hautement touristique et il n'est pas rare de voir les enfants ou les adultes demander des stylos ou de l'argent si nous souhaitons prendre une photo. Nous voulons eviter ce genre de situation et nous visitons par consequent quelques villages en chemin en prenant soin d'eviter ceux indiques par le Lonely Planet. Nous sommes accueillis avec excitation par les enfants qui apparement ne sont pas invites a participer a la messe. Les maisons traditionnelles sont superbes, beaucoup plus nombreuses et mieux preservees que celles des Batak Karo.

Reprendre la meme route panoramique que la veille (non indiquee dans le Lonely Planet !) est un regal. Je crois que c'est la premiere fois depuis la Chine que je suis autant emerveille par des paysages. La route surplombe le lac Toba, ainsi qu'une belle vallee comme je les aime, c'est-a-dire remplie de terrasses cultivees (sur l'ile, elles sont quasiment toutes seches). Plutot qu'un long discours, je vous laisse aller decouvrir les photos.

Le lendemain, nous louons de nouveau une moto pour explorer le sud de l'ile. Les paysages sont relativement differents puisque des terrasses sont coincees entre le lac et une chaine de montagne. Les paysans sont en plein travail : ils labourent ou commencent a piquer le riz dans les quelques terrasses en eau. Nous faisons aussi le tour de Tuk-Tuk, la ville ou se trouvent toutes les infrastructures touristiques. Impressionnant ! Des guesthouses et des restaurants par dizaines, completement vides. L'Indonesie souffre des memes symptomes que la Malaisie (attentat a Bali, guerre en Irak...), et en plus une guerre a eclate a quelques centaines de kilometres d'ici, dans la province d'Aceh. Le gouvernement a decide d'eradiquer une bonne fois pour toute le mouvement reclamant l'independance. Il faut savoir qu'Aceh a toujours ete une province belliqueuse, en particulier lorsque les neerlandais ont pris le controle de l'ensemble des iles composant aujourd'hui l'Indonesie.

(...)

[quelques jours plus tard] Nous prenons un bus local pour nous rendre au lac Maninjau. Durant les 2 heures de trajet, les paysages nous mettent l'eau a la bouche. La route serpente entre des rizieres encaissees dans des vallees, avant de deboucher sur le cratere dans lequel se trouve le lac. Comme au lac Toba, la route en lacets pour descendre vers le lac est majestueuse. La comparaison avec le lac Toba s'arrete la. D'une part, la superficie du lac Maninjau est bien inferieure, et on apercoit plus facilement ses extremites. D'autre part, la vegetation est completement differente : les cocotiers remplacent les pins, et les rizieres cultivees s'etendent des que le terrain n'est pas trop accidente. Enfin, les eglises sont remplacees par des mosquees puisque la religion pratiquee est ici l'Islam.

Nous etablissons notre QG dans une guesthouse au proprietaire sympathique, appelee "The Beach" puisque situee au bord du lac (moins de 2 euros la chambre avec salle de bain !). Lorsqu'eclate un orage en fin d'apres-midi, nous commencons a decouvrir l'etrange climat sevissant par ici . Et oui, nous sommes en plein coeur de la saison seche et pourtant il pleut tous les jours, soit en fin de journee ou durant la nuit. En gros, le ciel est completement degage au petit matin, puis progressivement des nuages se forment sur les parois du cratere et finissent en general par recouvrir l'integralite du lac en debut d'apres-midi ou en fin de journee. Autre phenomene interessant, l'eau du lac est parfaitement plate le matin, et plutot agitee durant l'apres-midi ! Voir vidéo.

Le deuxieme jour, nous louons une moto pour explorer le lac. Le matin nous montons jusqu'au Lawang Top pour profiter d'une vue panoramique sur le lac, malheureusement un peu embrumee. Toutefois, ceci nous permet d'emprunter a 2 reprises la merveilleuse route permettant de sortir du "cratere", decouverte la veille. Nous y croisons une colonie de singes nullement effrayes par les engins motorises. Apres la pause-dejeuner, nous entreprenons de faire le tour du lac. Pas toujours une partie de plaisir (un peu de pluie, pas mal de moto-cross en raison de l'etat de la route), mais un vrai regal pour les sens. Les maisons traditionnelles en bois sont parmi les plus belles que j'ai vu depuis le debut du voyage. Comme a Bukittinggi, elles melangent le style neerlandais et le style traditionnel Minangkabau (quel dommage, qu'une enorme parabole soit plantee bien souvent a cote). De plus, les gens sont d'une gentillesse exceptionnelle.

A noter que contrairement a la cote Est de la Malaisie, les chiens sont tres nombreux meme si la religion semble fortement respectee et appliquee dans le coin. Par ailleurs, comme partout en Indonesie, les touristes sont aux abonnes absents. On a souvent l'impression d'etre tout seul !

Le 3eme jour, c'est a pied que nous partons decouvrir les alentours. Nous allons nous perdre dans les cultures en terrasses proches de notre Guesthouse. Cette belle balade finira par me convaincre : le lac Maninjau est definitivement plus beau que le lac Toba. Je vous laisse en juger par vous-meme avec les photos.

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